Quand l’homme se croit plus fort que la nature : Construire un feu – Jack London

Un homme et son chien face au grand froid

En Alaska, sous plus de -50 degrés, un homme décide de partir rejoindre une expédition qui l’a devancée. Seul avec son chien, il doit traverser le grand nord et braver la neige et les températures extrêmes. Sa survie dépendra d’une seule chose : le feu, qu’il doit absolument  sauver.

Un classique parfait pour l’hivers

J’étais tellement impatiente d’enfin ouvrir les pages d’un roman de Jack London ! C’est un auteur classique très apprécié dont je n’avais encore jamais exploré l’oeuvre. J’ai donc décidé d’inscrire cette courte nouvelle dans ma PAL pour le cold Winter challenge, puisqu’elle nous parle de froid extrême, de neige… C’est une parfaite lecture hivernale !

Ce roman, très rapide à lire est glaçant. Il nous confronte à une réalité dont nous sommes tous contient, mais que nous avons très vite tendance à oublier : l’homme ne pourra jamais surpasser la nature.

Jack London instaure un climat de tension, où nous sommes constamment entrain de réfléchir à ce qui pourrait anéantir les désirs de l’homme. Cette histoire addictive se dévore d’un seul souffle. Le suspense et très bien entretenu, jusqu’au dénouement. La plume de Jack London est extrêmement fine, précise et décrit avec justesse la rudesse de l’environnement de l’homme et du chien.

Un homme inconscient et dominateur

Un vieux trappeur avait dit à l’homme avant de partir que, sous des conditions météo aussi terribles, il était très important de ne jamais être seul. Mais l’homme, très fier, très indépendant, pense qu’avec sa force physique et son expérience il est capable de réaliser ce voyage. Pour lui, les conseils du vieux sage sont plus ceux d’un vieux fou, d’un couard. L’homme est inconscient, le regard du chien nous le démontre. Ce chien est une sorte d’extension du vieux sage. Il regarde l’homme se débattre contre les conditions naturelles avec lucidité et sévérité.

L’homme est un personnage inconscient, fier, probablement très compétent pour la survie. Malgré son apparente puissance, nous le découvrons fragile, prisonnier du froid, mais aussi de sa solitude puisque le chien et l’homme n’ont aucun rapport, si ce n’est celui de dominant à dominé.
Le chien lui, suit l’homme à la trace puisque sa survie dépend en grande partie de la compétence de l’homme à faire le feu.

Le roman en bref

Ce roman glaçant nous pousse à réfléchir à la condition de l’homme face à la nature. Il nous démontre que nous ne sommes rien face à une étendue glaciale comme celle de l’Alaska. C’est peut être la morale de ce récit, suivi à travers les yeux plein de sagesse du chien. Un roman qui se lit d’une traite, avec une plume magnifique, un vrai régal.

Construire un feu
Jack London
1001 nuits, 1997

Ma note : ★★★★★

La thématique de l’homme face à la nature vous intéresse ? Vous aimerez également The rain de Virginia Bergins.
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