POUR L’ARGENT, J’AI PERDU MA DIGNITÉ ET TOUTES MES CHANCES DE RÉUSSIR DANS LA VIE. (Nouvelle)

(Nouvelle)

Fin

  • Allez ma chérie, Vas-y, déshabille-toi et allonge-toi sur le lit. Nous allons te faire ta fête cette nuit. Me murmura monsieur Newbell…

Mon cœur battit à se rompre dans la poitrine. Je n’avais jamais fait auparavant ces genres de choses malgré que j’étais une prostituée.

  • Mais monsieur Newbell, que se passe-t-il ?
  • Comment ça que se passe-t-il ? Tu n’es pas une gamine pour que je t’explique ce qui va se passer. Alors, contente-toi juste de t’allonger sur le lit et nous allons passer à tour de rôle par groupe de cinq.
  • Non s’il vous plaît, je vous en supplie. Vous ne pouvez pas me faire cela. Nous n’avions jamais parlé de quinze personnes vous et moi. Ne me faites pas ça je vous en supplie. Je ferai tout ce que vous voulez sauf ça. Je vous en supplie.

Celui qui a en sa possession la caméra intervint.

  • Newbell, il va falloir que cette pétasse la ferme. Nous n’avons pas que ça à faire. Si elle refuse d’obtempérer, il vaut mieux la tuer tout de suite. Ou bien les gars ? Se tourna-t-il vers les autres.
  • Oui. Il a raison Newbell. Nous n’avons pas cotisé cinquante millions pour qu’elle nous laisse faire le poireau toute la nuit.
  • Écoutez les gars, les rassura Newbell. Ne vous fâchez pas. Elle le fera. Laissez-moi faire.

Il se tourna vers moi.

  • Marie-Thérèse, tu vois tous ces monsieurs ne sont pas patients comme je le suis. Alors si tu ne veux pas te retrouver avec une balle enfoncée dans ton crâne, fait ce que je te dis. Allonge-toi doucement. Ce n’est pas comme si tu n’as jamais baisé plusieurs personnes à la fois.
  • Je je je… Bégayai-je.
  • Écoute, ma patience a des limites! Dit-il d’un ton menaçant. Il alla ouvrir son armoire et sortit un flingue, le chargea puis le braqua sur ma tempe. Mon cœur battit la chamade et ce fut un grand trou noir devant moi…

À mon réveil, je me retrouvai sur le lit de Newbell avec cinq des hommes. Lorsque je repris vraiment conscience, je me rendis compte qu’ils m’avaient défoncée comme des sauvages. La douleur était vive et inexprimable. Lorsqu’il me voyaient ouvrir les yeux, ils me lâchèrent au profit de cinq autres personnes. Ces derniers m’obligèrent à me mettre sur le dos ; ce que je réussis à faire difficilement. Ils m’ordonnèrent de lever mes deux pieds et de les croiser avec mes mains en l’air séparément. Lorsque je le fis, monsieur Newbell sortit des chaines neuves de moto avec lesquelles ils m’attachèrent dans cette position. Cela m’était un sacré calvaire. Pendant qu’un homme me défonçait, un autre me palpait violemment les seins et un autre introduisait son pénis dans ma bouche. Le pire était lorsque l’un d’entre eux urina dans ma bouche et me força à tout avaler. Aussi ils m’avaient obligée de lécher leurs anus. Tout cela se filmait.

Après qu’ils eurent fini de me souiller comme ils veulent, ils me détachèrent et m’ordonnèrent d’enfiler mes vêtements et de dégager immédiatement malgré que je ne pouvais pas me tenir debout. Ils me traînèrent jusqu’à l’entrée sans m’avoir remis le reste de la somme que j’avais convenu avec monsieur Newbell. Avant de me laisser partir, il m’interdit de l’ouvrir avec son flingue sinon il me tuerait ou soit la vidéo serait mise sur internet…

Je passai quatre semaines en observation à l’hopital avant de me remettre. Mais psychologiquement, j’étais tellement affaiblie que je commençai à déprimer. Je ne sortais plus de chez moi, je mangeais rarement et je passais tout mon temps à pleurnicher et à maudire Dieu le créateur s’il existait vraiment. J’avais regretté la mort de mes parents. S’ils étaient là, je n’aurais jamais dû emprunter le chemin de la prostitution…


Un mois plus tard…

Un soir aux alentours de vingt heures, je reçus un message d’un numéro inconnu qui me demandait d’ouvrir ma boîte mail; qu’il y avait une surprise pour moi et lorsque je le fis, je tombai sur une partie de la sextape que Newball et ses amis avaient faite. Dans cette partie, aucun d’entre eux n’y figurait à part moi. C’était la partie où ils m’avaient ligotée comme une esclave et que Newbell fourrait sauvagement ses cinq doigts dans mon sexe après avoir pris soin d’y uriner bien évidemment. Un commentaire suivit la vidéo : « On se fait une autre partie comme celle là demain soir à vingt deux heures si tu veux que ça reste secret. Au cas contraire, tout le monde entier connaitra ta vraie face et si tu contactes la police, tu auras le même sort que l’autre surprise qui t’attend à ton portail. Précipitamment, j’accourus au dehors. Un petit carton se trouvait près du portail et lorsque j’ouvris, je trouvai deux mains humaines. J’étais terrorisée sur place au point où j’eus des sueurs froides. En cet instant précis, je me rendis compte que j’étais vraiment dans un pétrin sans fin. Que faire? Je n’en avais aucune idée.


Durant toute la nuit, je n’avais pas pu fermer ne serait-ce qu’une seconde les yeux. Je pensais sans cesse à ce qui arriverait si je ne coopérait pas avec Newbell et ses satanés amis. J’avais envie de me confier à quelqu’un. J’en pensai à Blessing qui habitait à vingt minutes de chez moi. C’était elle qui m’avait branchée au site internet et pour moi, elle pourrait intercéder en ma faveur pour calmer ces criminels. Pensai-je. Pour cela, je me levai du lit, m’habillai et fit ma valise. Je n’avais plus l’intention d’y revenir. Ensuite je sortis. Au portail, je remarquai qu’il n’y avait plus le petit carton qui comportait les mains. Je tournai en rond sans apercevoir personne. J’empruntai alors un taxi qui me déposa devant l’immeuble où elle logeait. Sa porte était grandement ouverte et de loin sur le lit, Blessing baignait dans une marre de sang. Elle était sans vie, sans ses deux mains. C’est en ce moment que je m’interrogeai sur les mains que Newbell m’avait envoyées. Cette histoire se compliquait de plus en plus et je n’avais plus d’autres alternatives que de m’enfuir du pays. Mais bien avant que je ne sorte de sa chambre, deux officiers de police arrivèrent et m’embarquèrent au poste malgré le nombre de fois que je leur avais dit que j’étais innocente. C’était aux alentours d’une heure du matin alors ils décidèrent de me mettre en cellule le temps qu’il fasse jour pour qu’ils puissent tirer au clair cette histoire.

Une heure plus tard, j’aperçus deux personnes s’approcher de ma cellule. C’était l’un des officiers qui m’avait coffrée. Je reconnus aussi le chauffeur de monsieur Newbell. Sans rien me dire, l’officier me libéra et m’amena avec le chauffeur jusqu’au dehors où se trouvait sa voiture. Ils me firent rentrer contre mon gré.

  • C’est un plaisir de traiter avec vous officier. Dit le chauffeur à l’officier.
  • Le plaisir est partagé monsieur. Bien de choses à monsieur Newbell. Lui répondit-il en retour.

Mais putain qu’est-ce qui se passe ici?

  • On m’a demandé de vous ramener. Et c’est ce que je suis en train de faire.
  • Cette fille? Blessing! C’est vous qui l’avez tuée?
  • Je ne sais pas de quoi vous parlez mademoiselle.
  • Ne me ramenez pas s’il vous plaît. Je ferai tout ce que vous voulez mais s’il vous plaît, pitié. Ils vont me tuer. Vous le savez bien!
  • Ils me tueront aussi si je ne vous ramène pas. C’est votre vie ou la mienne mademoiselle. Désolé mais je ne choisirai pas de mourir pour vous.
  • Je vous en supplie monsieur. Fuyons donc tous les deux.
  • On dirait que vous ne savez pas qui sont ces gens. Écoutez, où que vous irez, ils vous trouveront. Alors, le mieux c’est que vous y allez.

Je suis désolée mais je n’irai plus là bas.

  • Qu’est-ce que vous voulez dire par là?

Je le giflai au volant et il perdit le contrôle du véhicule. Nous nous mîmes à nous tirailler le volant jusqu’à ce que la voiture dérailla et qu’elle fit des tonneaux. Je ne sentis plus aucun de mes membres. J’avais l’impression d’être clouée sur place. Quant au chauffeur, il saignait abondamment de la tête. Il ne respirait plus. Un instant plus tard, je commençai à me sentir faible et somnolante. De loin, j’arrivai à entendre une voix qui ressemblait à celle de monsieur Newbell.

  • Venez les amis, je crois que je les ai retrouvés.

Ecrit par Koffi Olivier HONSOU alias Verdo Lompiol. (Noveliste togolais).

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