Point sur la vie de l’association depuis sa création.

     Le CPP aura deux ans et demi bientôt, étant sa création le 24 mars 2014.

     Plusieurs choses se sont passés ces deux derniers années, et cependant la sensation générale pourrait être d’immobilité.

     D’un coté, -et bien que cela n’est jamais suffisant- le CPP n’a presque pas d’adhérents ni de membres actifs. Il n’a pas ouvert une compte bancaire ni établi son siège au Maison des Associations à Paris. Aucune conférence ou activité publique n’a été faite.

     D’un autre coté, le choc pour moi, le fondateur, qu’a signifié -pour ma vie professionnelle et aussi celle que je souhaite au CPP- le fait de me réinstaller en France, a été assez dur a surmonter. Sur cet sujet je pourrais parler longuement et faire des comparaisons. Disons tout simplement que les dynamiques, assez différentes, ouvrent a priori plus d’opportunités mais posent aussi certaines difficultés secondaires.

     Malheureusement coupé toute lien avec les conservateurs-restaurateurs en Argentine avec lesquels ont avait l’intention de continuer a travailler, des autres horizons se sont ouverts ailleurs, avec, bien sur, les difficultés que la distance impose.

     Cette nouvelle réalité a intégrer n’a pas seulement une explication géographique mais aussi d’ignorance de ma part. Ignorance pas seulement sur la mentalité des gens mais aussi sur les différences de définition que des concepts assez basiques ont pour nous: J’ai pu vérifier jusqu’à quel point les différentes manières de comprendre le patrimoine culturel -et son importance- et les différents professions liés à la culture se font sentir. Et cela représente une vision différente pour chaque région ou pays, ce qu’impose une action permanente de réflexion et de remise en question.

     Ces deux derniers années nous ont permis de faire connaissance des nouvelles réalités qu’on même temps, selon le profondeur de nos lectures, nous montrent comment les différentes sociétés sont toutes liées par les mêmes problèmes (manque d’intérêt, négligence, corruption, etc.).

     Un des points que je retiens avec alarme c’est la énorme disparité d’importance qu’on donne au patrimoine culturel selon sa nature, étant le patrimoine bâti le grand récepteur des regards (bien que cela ne l’a servi a obtenir de la protection dans une grande partie de cas) suivi, si on peut se permettre de faire un ranking, par les musées, et bien derrière les bibliothèques. Le patrimoine documentaire ne semble apparaître même pas comme concept, étant les nouvelles et les informations concernant les archives et registres presque complètement inexistantes.

     On a fait des connaissances très motivantes (comme le Dr. Saad Eskander, ancien directeur de la Bibliothèque et Archives Nationales d’Irak, de qui ont doit encore la traduction a l’espagnol de son journal) et prometteuses (Silvie Memel, présidente de la Fondation TAPA et directrice du Musée National des Civilisations de la Côte d’Ivoire).

     Cette année que commence devrait bientôt nous permettre d’annoncer le début des travaux avec une ou deux petites bibliothèques en Île-de-France, le début du projet de récolte de fonds pour le CEDAC en Côte d’Ivoire, et, avec un peu plus de chance, la publication de quelques documents techniques en langue arabe. On espère aussi que sera l’année où on commencera a recevoir des nombreuses adhésions et membres actifs.

     A cet effet, et sur conseil de la Trésorier et d’un de nos membres actifs, je ferai mon mieux pour remédier, de façon définitive, ce qui a été l’erreur le plus grave et surtout le plus prolongé dans le temps que j’ai commis: l’impossibilité de traduire au grand public les objectifs du CPP en explicitant d’une manière claire et simple le lien solide entre patrimoine, culture et citoyenneté, pour pouvoir motiver a toute genre de personne, indépendamment de sa profession, expérience et formation, a s’engager avec nous: les nombreux contacts que des conservateurs-restaurateurs de tout le monde ont maintenu avec nous n’ont pas donné des résultats à cause de notre impossibilité de les intégrer dans des projets déjà établis, ce qui met en évidence un grand problème commun a beaucoup d’associations sans but lucratif: La manque d’intérêt a s’engager de beaucoup de personnes dans des activités que ne sont pas exclusivement celles communes a sa profession: Les actions de prospection, appel aux dons, récolte de fonds, rédaction de dossiers et communiqués et contacts divers ne sont pas attirantes malgré son importance capitale. J’assume que c’est cette fait, ajouté a mon erreur de présenter le CPP comme une structure d’haute spécialisation technique, ce qui a ralenti sa croissance durant cette période.

     Heureusement on peut dire qu’aucune de nos idées et projets planifiés n’a pas été abandonné, donc ces nouvelles activités, plutôt de proximité, ne devraient que nous aider a améliorer la façon dont on se rapprochera a nos autres projets dans les mois a venir.

Mauro J. Mazzini

Président

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