Pile et PAL

Une nouveauté : je vais citer et exposer rapidement le sujet des livres lus depuis début janvier, en sus de ceux qui ont fait l’objet d’articles. Ces livres n’ont pas assez retenu mon attention pour être chroniqués.  Bien évidemment, mes choix n’engagent que moi!

A la ligne, Feuillets d’usine, Joseph Pontus, livre curieux dans lequel il décrivait son expérience dans les conserveries de poisson et les abattoirs. Cet homme cultivé et modeste avait écrit en vers libres ce document sur cette expérience. Il est décédé brutalement à 42 ans il y a un mois. Lisez son livre!

Sous la glace, Louise Penny, 2ème tome des aventures d’Armand Gamache. On peut se reporter à l’article sur Nature morte (20 décembre 2020). J’ai lu également Le mois le plus cruel, Tome 3 des aventures de l’inspecteur-chef Gamache! Le tome 4 m’attend…

Les évasions particulières, Véronique Olmi : j’espérais autre chose de l’auteur de Bakhita. Elle raconte ici l’histoire d’une famille entre les années 70 et 81, famille constituée de trois filles, le père est  inconsistant et tous les couplets sur l’air du temps y sont. La structure est un peu décousue, mais on trouve des trouvailles stylistiques et une belle évocation masculine néanmoins avec David, le « faux père » d’une des filles, Hélène.

Cap Canaille, Christophe Gavat : ce polar a reçu le prix du quai des Orfèvres 2020. Il a pour cadre la cité phocéenne. Les personnages sont attachants, l’énigme crédible mais Gavat sait de quoi il parle, il est commissaire divisionnaire!

Les déviantes, Capucine Delattre : premier roman d’une très jeune auteur qui s’intéresse au destin d’une femme découvrant qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Les procédés d’écriture sont lassants : de nombreuses répétitions, des phrases a-verbales … ici, c’est le prof qui parle!

Sur ce thème j’ai une nette préférence pour le roman de Sorj Chalandon, Joie féroce (article du 21 novembre 2019, roman français)

Histoire du fils, Marie-Hélène Lafon : ce n’est pas mon premier choix chez Marie-Hélène Lafon : l’écriture (remarquablement travaillée !) est presque trop dépouillée. Je préfère son  Joseph.

 

Si maman était là, nouvelles de Guan Gian, nouvelles écrites par un professeur de chinois dans un lycée français. Elle nous restitue son univers dans un style près poétique. En tête de chaque nouvelle, un haïku :

« Dans une flaque d’eau,

Dans une vitre

Dans le regard de l’Autre

Mon reflet me regarde

Nous sommes deux. »

 

Comédies françaises: énooorme roman d’Eric Reinhardt qui comporte beaucoup de digressions. J’ai trouvé certains passages sans intérêt. Le héros meurt au début et le narrateur nous relate ensuite la folle jeunesse du personnage, Dimitri Marguerite, et sa quête d’identité. Cela explique-t-il le titre?

 

Trois kifs par jour, Florence Servan-Schreiber : document qui traite de psychologie positive, bourré d’idées à exploiter. Chacun peut y piocher suivant ses besoins. Quelques entrées m’ont parlé plus particulièrement comme la pleine conscience, la bienveillance, la méditation de gratitude, les 24 forces de caractère (apprendre à se servir de ses qualités)…

 

City of Windows, Robert Poli : polar bien « américain »! Le héros, Lucas Page, est équipé de nombreuses prothèses. Ils ont adopté, sa femme et lui, de nombreux enfants tous handicapés et munis de prothèses. Le « méchant » tire extrêmement bien et Page est chargé de le retrouver. Sombre histoire de vengeance…

 

Génération offensée, Caroline Fourest : cet essai est une dénonciation intéressante de certains partis pris de gauche par une journaliste connue pour son engagement à  gauche. C’est intéressant, toujours d’actualité, mais un peu répétitif.

 

Sous le parapluie d’Adélaïde, Romain Puertolas : amusant fourre-tout un peu abracadabrantesque comme tout ce qu’il écrit!

 

Thésée, sa vie nouvelle, Camille de Toledo : très curieux roman « personnel ». Thésée raconte la vie de ses parents, le délitement du foyer et tous les morts qui jonchent sa vie (suicide de son frère, mort de sa mère le jour anniversaire de la naissance de son frère). Il part à Berlin et retrouve des documents d’ancêtres juifs, êtres tourmentés. La narration assez lyrique est entrecoupée de fragments de photos et de passages en italiques. Le livre est d’une lecture assez difficile.

J’en ai retenu deux belles formules : « Ne pas rouvrir les fenêtres du temps » et à propos du corps et de la maladie : « il ne parvient plus à porter tout ce qu’il a contenu. »

Une offensive signée Langelot, Lieutenant X, pseudonyme de  Vladimir Volkoff : Langelot n’a pas vieilli (parfois certains mots) et l’histoire est trépidante et assez humoristique. Aventure à partir de 10 ans.

Et, comme image, ma PAL, incomplète …! je ne suis pas au chômage!

A suivre!

 

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