Notre méthode – l’objectif est la communication

d21c62dc-ddb9-4424-ba38-2e7f8fae3114-34540e7c-389f-4862-a7ac-3f1e3653395e-v1J’ai suivi la formation d’enseignant aux Pays-Bas et, en matière d’enseignement des langues, je vois de grandes différences avec la France.

L’enseignement des langues secondes repose sur des critères identiques pour toutes les langues secondes dans tous les pays européens.
Ainsi, l’anglais comme langue seconde au niveau A2, a les mêmes critères dans les écoles français que dans les écoles néerlandais.

Ce système européen fonctionne très bien. En bref: l’apprentissage de la langue seconde est divisé en phases (niveaux).
Au plus bas niveau, vous avez beaucoup plus de liberté pour faire des erreurs qu’au plus haut niveau. Cela semble logique. Il donne à l’étudiant novice l’occasion d’appliquer ce qu’il a appris dans la pratique de la parole, sans trop de maux de tête concernant la grammaire.
Et plus on parle, plus on apprend à parler.

L’objectif est la communication: si l’autre personne vous comprend et que vos erreurs ne vous empêchent pas de communiquer, l’objectif est atteint dans les premières phases.

Dans les phases suivantes, les critères sont alors de plus en plus stricts.

Conséquence: chaque élève doit être évalué à son niveau. Une personne sur l’anglais A1 a des critères différents pour la correction de sa langue, qu’un étudiant sur l’anglais B1.
Ces critères couvrent tout le spectre: prononciation, construction de phrases, grammaire, choix des mots, contenu et thèmes de la conversation.

Et c’est là que nous rencontrons les différences entre l’approche néerlandaise et française.

1 – Les élèves sont trop souvent corrigés à un niveau trop élevé.

Quelqu’un sur A1 doit alors avoir presque tout correct (critère C1). Mais cela ne correspond pas à la méthode européenne souhaitée.
C’est la raison principale pour laquelle les étudiants français se « ferment » au moment où ils doivent parler. Ils sont bloqués par la peur de faire des erreurs.
Travailler sur le papier va bien, car les gens ont le temps de réfléchir et, en général, les connaissances grammaticales sont bonnes ou très bonnes. Travailler avec la théorie n’est pas un problème, mais c’est le pratique de parler.

2- On met trop l’accent sur la théorie.

Une conséquence des demandes trop élevées dans la correction, est que l’offre grammaticale devient trop grand et prend trop d’importance.
Là où, aux Pays-Bas, au niveau A1, quelques exemples de phrases sont suffisants, que l’élève doit ensuite étudier et découvrir, l’étudiant français obtient un texte théorique avec une explication (principalement en français!). Et le temps de cours est perdu pour la pratique.

3 – Il y a trop de traduction.

Je constate ici que, dans la pratique, les étudients utilisent le dictionnaire et Internet pour rechercher des mots.
Lors de la lecture d’un texte, avec le premier mot inconnu la lecture est arrêté. Les gens recherchent une traduction. Erreur!
En quittant le contexte anglais à chaque fois, les gens perdent également le plaisir de lire et le développement de l’intuition de la langue.
De plus, cela donne l’impression qu’on ne peut pas fonctionner « sans français » si on veut apprendre l’anglais.
Aux Pays-Bas, l’utilisation des traductions est évitée autant que possible et découragée. Ici, en France, elle est même encouragée (je vois beaucoup de travaux de traduction dans les méthodes d’enseignement!)

Combien de temps de la leçon est-il disponible pour parler, après toute cette théorie de la grammaire et de la traduction?

Les conclusions ci-dessus sont confirmées par presque tous les étudiants que j’ai eu ces dernières années. En fait ce sont souvent leurs propres mots!

D’autre part, je constate également qu’en France, la motivation et demande est grande pour apprendre l’anglais.

Je vois aussi en France des collègues très enthousiastes et ouverts à une approche différente. Ils me disent aussi qu’il est temps d’abandonner ce mode de travail trop vieux, trop théorique et trop scolaire. Il y a plus de place et de liberté pour jouer avec la langue, dans la pratique.

De plus, vous n’apprenez pas à conduire uniquement avec la théorie. Vous apprenez à conduire sur l’asphalte!

J’aime travailler avec la didactique et la pédagogie néerlandaises, car j’ai constaté concrètement les résultats que cela peut donner.
Les étudiants ont beaucoup moins peur de parler dans l’autre langue et, au lieu d’être bloqués par des exigences trop élevées, ils sont encouragés à découvrir la langue par eux-mêmes et à s’évaluer.

La volonté, l’ouverture et l’expertise des collègues français, et la grande motivation des Français pour apprendre l’anglais, je trouve très stimulant.

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