Mécanique et lutte des classes – Anthologie

De quoi ça parle ?

Second recueil steampunk publié chez les éditions Oneiroi, le thème se concentre cette fois sur la mécanique et la lutte des classes avec à travers quatre textes autour de cette thématique.

Et c’est bien ?

Comme pour le premier recueil, Ecologie & folie technologique, Mécanique et lutte des classes propose quatre textes, quatre plumes différentes, quatre styles. Et comme pour le premier recueil, le thème annoncé m’a mis l’eau à la bouche. C’est néanmoins avec un sentiment de déception que je l’ai fini.

Le premier texte, Bang bang, de Johanna Marines met en scène un jeune homme dans une situation délicate, à la merci de créatures mécaniques ayant manifestement outrepassé leur programmation. Malheureusement, l’élément qui fait le noeud du texte m’a complètement déroutée et est venu entrer en collision avec le « contrat crédibilité ». J’aurais pu passer outre et le mettre du côté du magique pour me concentrer sur le reste, malheureusement il s’agit du point qui fait l’existence même de cette aventure. La plume reste agréable et fluide.

Le deuxième texte, La nouvelle élite, de Tepthida Hay m’a lui aussi peu convaincue. Je l’ai trouvé confus. Le jeu de dialogue de départ m’a paru complètement déséquilibré – un des personnages raconte sa vie par le menu à une jeune femme qui lui posait une simple question. L’idée centrale de la nouvelle était intéressant mais je n’ai pas accroché au développement.

Les pies voleuses, de Catherine Loiseau troisième texte, m’a davantage accrochée. Il y avait moins ces problèmes de choix de narration ou de développement. Une aventure, une enquête, sympathique mais dont le déroulé et la résolution m’ont paru peu originaux.

Le dernier texte, Lumière maudite, de Noémie Lemos est sûrement celui que j’ai le plus apprécié. Le plus fluide au niveau du déroulé des événements, le plus inventif au niveau de qui est mis en scène, des raisons qui poussent les personnages à agir comme ils le font.

Néanmoins, je crois que l’essentiel de ma déception tient surtout dans le fait que je m’attendais complètement à autre chose. En considérant le thème de départ, Mécanique et lutte des classes, je m’attendais à de la sueur, de l’huile et des mécanos, et au final j’ai eu plus l’impression d’un recueil sur les droits des femmes. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est aussi un sujet qui me tient à coeur, certainement que droits des femmes et lutte des classes sont liés, j’en suis persuadée… mais je suis malgré tout sortie du recueil avec le sentiment d’être passée à côté d’un truc. Cependant, s’il est un point que je note, c’est la fluidité des styles des différentes autrices et les atmosphères imaginées, loin d’être déplaisants.

Quoi qu’il en soit, j’espère de tout coeur que les éditions Oneiroi poursuivront ces petits recueils. J’aime découvrir de nouveaux styles et je trouve que mettre en avant des auteurs et autrices peu connu.e.s est une excellente idée. D’autant plus que les thèmes qui rassemblent ces nouvelles sont particulièrement inspirés.


























Note : 3 sur 5.

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