Marthe Vador au pays des cons

Il était une fois dans le royaume lointain de Calebard, un Roi et une Reine qui
désespéraient de ne pas avoir d’enfant. Toutes les calebardiennes et tous les
calebardiens s’associaient à la douleur de la famille royale qui n’en était pas une, vu
qu’ils n’étaient que deux !

Ce bon peuple priait souvent la DS de la fécondité mais je pense sincèrement qu’ils
s’étaient plantés au niveau sémantique et que faire des offrandes à une voiture,
même si elle était jolie, n’apportait rien en termes de grossesse ; c’est pourquoi ils
priaient dorénavant la déesse de la fécondité ce qui, pour le moment, n’apportait
pas plus de résultats mais ils avaient tout de suite l’air beaucoup moins cons.
De leur côté, les époux avaient pourtant bien fait les choses. Le Roi Jean-Sébastien
Vador s’était fait vérifier les niveaux en laboratoire et tout fonctionnait alors que la
Reine Clitorine du Puit sans Fond s’était fait refaire un peu la carrosserie histoire de
faire frétiller un tantinet la royale verge qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps suite
à la perte de motivation du Monarque. Alors, lorsque le Roi dédaignait, de temps à
autre, chevaucher sa Clitorine de Reine, le bon peuple, qui assistait à cette saillie
royale (oui c’est une coutume calebardienne !), hurlait toujours en début d’ébats
(bizarre ! répétez ces deux mots le plus rapidement possible et vous verrez que
vous aurez l’air complètement cons ! Je sais, je viens d’essayer !), je disais donc que
le bon peuple hurlait toujours en début d’ébats : Elle a vu la verge ! Ce qui, au fil des
siècles et des prononciations ? était devenu : Elle a vu la vierge ! afin de qualifier de
miracle, un acte que l’on n’attendait plus !
Et puis le miracle eut lieu. Clitorine tomba enceinte et neuf mois plus tard, donna
naissance à une petite fille qu’ils prénommèrent Marthe. Un peu dégueulasse
comme prénom de princesse, je vous l’accorde !
La petite Marthe allait grandir dans le royal palais sous l’œil bienveillant de sa mère
et aviné de son père qui se mettait des races tous les soirs comme pour
commémorer sa saillie salvatrice !
Toutes les fées avaient été conviées à son baptême et avaient prodigué d’heureux
présages à cette belle enfant. Afin d’éviter toutes les mésaventures arrivées à
Aurore, la fille du royaume voisin qui avait pioncé pendant 100 ans, le Roi JeanSébastien, dit Jean-Seb, avait fait brûler tous les rouets, histoire que sa fille ne se
piquât point le doigt sur un fuseau lors de son 16ème anniversaire. Il ne restait plus
de rouets ni de fuseaux dans tout le royaume. Même les fuseaux horaires avaient
disparus, c’est pour vous dire !
Les années passèrent tranquillou bilou dans le royaume de Calebard. Un peu trop
d’ailleurs ! Le Roi qui, n’avait pas de guerre à mener, se faisait chier un max et
continuait donc de picoler de façon systématique au grand dam de la Reine
Clitorine, qui tous les soirs se couchait à côté d’une éponge à whisky…
Marthe allait avoir 17 ans et tout le royaume s’apprêtait à fêter dignement
l’anniversaire de la princesse. Des invitations avaient été envoyées par-delà les
frontières du territoire afin de convier toutes les familles royales à l’évènement.
Toutes ? Non ! Une famille n’était pas destinataire du carton d’invitation : La
famille Lulu qui régnait sur le Kudistan. Le Kudistan était un petit royaume qui
portait ce nom en héritage d’une grave épidémie qui l’avait touché de plein fouet il
y a plusieurs siècles et qui avait obligé les autorités à pondre des lois restrictives afin
d’endiguer ce Couillonavirus qui avait la particularité de rendre les personnes
infectées complètement connes ! La plus importante de ces lois, qui avait donné
son nom au pays, était de se tenir à distance les uns des autres d’où le nom : CulsDistants qui était devenu Kudistan à travers les âges ! Les habitants du royaume ne
se voyaient qu’à distance respectable fixée par un décret royal malgré le fait que le
virus ait été éradiqué depuis des lustres, une coutume ! Bref !
Donc la famille Lulu n’était pas invitée ce qui allait provoquer inexorablement une
vexation légitime dans le royaume du Kudistan ! De cette invitation qui n’arrivât
point était née par la suite l’expression bien connue et encore employée aujourd’hui
: Dans l’cul Lulu ! (distant certes mais dans l’cul quand même !)
Pourquoi n’étaient-ils pas invités ? Une querelle datant de quelques années quand le
Roi Jean-Seb avait manifesté un intérêt amoureux pour Clitorine alors qu’elle était
sur le point d’épousailler le prince de Lulu, Archibald de son prénom et qui allait
devenir Roi du Kudistan. Point de guerre mais des relations plutôt fraîches s’étaient
instaurées d’elles-mêmes par la suite.
L’anniversaire n’allait point se dérouler au sein du château mais dans un bar à tapas
nocturne du nom de l’Empire et situé dans la capitale du royaume de Calebard :
Schneckville ! Tout un programme !
Le jour des réjouissances arriva. Je ne vais pas vous raconter la journée qui se
déroula car elle fut chiante à mourir, alors place à la soirée !
Le roi Jean-Seb et la reine Clitorine avaient un autre dessein que celui de fêter
l’anniversaire de leur fille Marthe. Ils souhaitaient avant tout lui trouver en guise de
mari, un bon parti qui pourrait assurer leur descendance. Le message avait bien été
compris par toutes les familles royales invitées. Tous les petits puceaux royaux du
coin allaient donc avoir leur chance avec Marthe qui, elle-même, commençait à
frétiller sévèrement de la salle de jeux ! En plus des familles royales, tout le gratin
du pays avait été convié. On voyait donc arriver dans des carrossines (des carrosses
mais en version limousine) ceux qui faisaient la vie calebardienne. Il y avait là,
Laurent Delahousse de Couette, animateur de la fameuse émission Un destin vaut
mieux que deux tu l’auras dans laquelle il racontait chaque semaine, l’histoire d’un
calebardien ayant marqué son époque. Etait également convié le chansonnier Pascal
Aubistrot, le chouchou du roi Jean-Seb, interprète de la célèbre chanson faisant
führer…pardon, fureur dans le royaume : Dans mon calebard, y’a un calamar et qui
avait la particularité de ne jamais chanter en-deçà d’1,8 gramme d’alcool dans le
sang si bien que ses concerts ne duraient jamais plus de 10 minutes car finissant
toujours par s’endormir sur scène…Enfin dernière grande figure calebardienne à
être invitée, le célèbre écrivain, traiteur-mortuaire de formation, conseiller spécial
du roi Jean-Seb et expert à Miami quand il a le temps, James Patagueule, auteur du
très dérangeant pamphlet Anti-tout, en titane, j’préfère manger du taboulé ou encore du
best-seller mondialement connu Inceste et pandémie : un retour aux valeurs morales ?
Tout ce beau monde avait maintenant pris place à la table d’honneur de la famille
royale et n’avait d’yeux que pour Marthe qui rayonnait dans son jogging Yvanchie
qu’elle avait fait sur mesure pour l’occasion, le must ! Le roi Jean-Seb prit la parole.
— Mes amis ! commença-t-il. Je suis ravi de vous avoir parmi nous ce soir pour
fêter l’anniversaire de ma fille Marthe qui a aujourd’hui 19 ans !
La reine Clitorine se râcla la gorge et mit un léger coup de coude à son royal
connard de mari.
— 17 ans mon ami. 17 ans, pas 19 ! dit-elle en levant les yeux au ciel.
— Mes amis ! recommença-t-il. Je suis ravi de vous avoir parmi nous ce soir pour
fêter le double anniversaire de ma fille Marthe qui a aujourd’hui 17 et 19 ans !!! Je
conclurais ce discours fleuve en vous disant ces quelques mots : Vive le royaume de
Calebard, vive moi et vive le vent d’hiver !
Tous les convives applaudirent le magnifique discours du roi, pensé et écrit par
James Patagueule et reprirent en chœur la devise de Calebard : Parlons peu, mangeons
bien !
Marthe s’emmerdait un peu et c’était un euphémisme. Elle avait pourtant autour
d’elle des personnes qu’elle appréciait, des jeunes gens issus d’une télé-réalité en
vogue dans le royaume de Calebard : Les Calebardiens contre le reste du monde. Le
principe de cette émission était simple, la production enfermait dans un château mis
à disposition par la famille royale, une dizaine d’ados prépubères filmés en continu
dans leur quotidien. Des cons finis, déconfinés pour l’occasion mais qui
redeviendraient ensuite des cons filmés. Bref !
C’était maintenant l’heure de l’interlude musical assuré bien évidemment par Pascal
Aubistrot. Ce dernier monta sur la scène installée pour l’occasion. Enfin ! On aida
le chansonnier à monter sur scène puisque déjà fort aviné. Il tanguait devant le
micro sur pied qu’on venait de lui installer.
— Vas-y mon Pascal ! hurla le roi, fan de la première heure de l’artiste. Fais-nous
danser et fais-nous rêver !
— Merci votre…Jamesté ! répondit Aubistrot. Depuis trois mois…continua-t-il en
comptant sur ses doigts. Depuis trois doigts je dizai…j’ai n’écris un teste
pour…votre fifille Martine !
— Marthe ! lui susurra la reine Clitorine !
— Hein ? répondit l’artiste en manquant de tomber à la renverse.
— Elle s’appelle Marthe. Pas Martine mais Marthe ! répondit la reine.
— C’est pas rave…On s’en branle ! fit l’artiste. C’est un très joli ponème pour elle !
Alors fermez vos claque-merdes, je vais…chanter pour n’elle…ajouta-t-il sous les
hourras de la foule en délire.
On lui amena sa guitare acoustique et Pascal Aubistrot commença sa
chanson…tant bien que mal !
Marthe que même tu t’appelles pas Martine
Que t’es la fille de Jean-Seb et de Clitorine
Parce-qu’ils sont tes parents
Que même que t’es leur enfant !
Solo…
Pascal pinça une seule corde pour le solo de guitare qui dura 17 min puis reprit.
Marthe ! Je vais allumer un vierge
Pour pas qu’t’ailles voir la cierge
Mais plutôt ton ami Serge
Pour qu’un jour, comme ta mère, tu vois la veeeeeeeeeeeeerrrrrrrrge !
Sur ces paroles de fin de chanson, Aubistrot emporté par son élan alcoolique,
tomba sur scène, vomit et s’endormit ainsi. Tous les convives se levèrent et firent
un triomphe au chansonnier qui avait écrit là son plus beau texte depuis Dans mon
calebard, y’a un calamar. En même temps, il n’en avait pas écrit d’autres….
Le repas reprit dans un début de débat d’idées alimenté par Ali mentant maintenant
et qui nous laissait enfin sur notre faim et ce jusqu’à la fin ! Cette phrase ne veut
absolument rien dire mais j’avais envie de l’écrire et puis merde je fais ce que je veux, c’est mon
histoire !
Les festivités continuèrent ainsi pendant des heures et des heures et des heures et
des heures et des heures ce qui faisait donc beaucoup de z’heures.
Jéricho, un garde royal et trompettiste à ses z’heures, souffla dans son instrument
afin de signifier le début de la battle royale qui devait voir les courtisans s’affronter
lors d’épreuves imaginées par un collège d’experts présidé par James Patagueule.
Tous les participants se levèrent et se présentèrent devant le roi afin de décliner leur
identité.
— Prince Jean-Miché le Jar, fils du roi Zanos et de la reine Patrick !
— Prince Philippe, fils du roi Stéphane et de sa femme !
— Excusez-moi mon jeune ami ! fit le roi Jean-Seb à l’adresse du prince Philippe.
N’êtes-vous pas déjà fiancé ou marié avec Aurore dit la Belle au Bois Dormant ?
— Euh…en fait votre Majesté, ça fait maintenant deux ans qu’Aurore fait sa sieste !
Je commence à en avoir un peu plein l’cul si j’ose m’exprimer ainsi…donc je
m’disais que votre fille pourrait p’tête bien être celle qui me rendra heureux !
— Je comprends, je comprends ! répondit le roi.
— Prince Gilles du royaume de la Tourette, fils de puuuuuute ! Pute ! Pute ! Pute !
— Prince de Lulu, fils du roi Archibald et de la reine Miqueline !
Un silence se fit dans l’assemblée après que ce prince se présentât. Le roi Jean-Seb
prit la parole.
— Mais que fais-tu ici ? lança le roi. Ta famille n’était pas conviée ! Tu devais l’avoir
dans l’cul Lulu ! (Comme énoncé plus haut, vous vivez un moment historique puisque vous
assistez à la première prononciation de cette expression qui deviendra populaire par la suite, alors
profitez !)
— Puuuute ! fit le Prince Gilles comme pour acquiescer ce que venait de dire le roi.
— Je sais votre Majesté ! fit le Prince Lulu. Cependant, je n’ai pas à souffrir des
antécédents existants entre vous et mon père. Il ne sait pas que je suis venu. Je
réclame juste le droit d’être mis au défi comme n’importe lequel de ces princes !
Le roi se réunit lui-même afin de prendre la décision qui s’imposait. Après vingt
minutes de palabres, le roi s’assied et commença à manger sous le regard de toute
l’assistance.
— Quoi ? fit-il en regardant tous les convives.
— Papa ? Il faut que tu dises au Prince Lulu s’il peut participer aux épreuves ! dit
Marthe un brin agacée.
— Ah merde, quel con ! répondit le roi Jean-Seb. Je t’avais oublié toi ! Oui, oui bien
sûr, tu peux !
— Merci votre Majesté ! fit le Prince Lulu.
— Puuuuuuuute ! fit le Prince Gilles en levant les bras au ciel et en se tournant vers
l’assemblée qui explosa de joie à l’idée d’assister enfin aux épreuves.
La première épreuve consistait en un seul tour de partie de Sacrebleu (jeu de
plateau où vous devez former des mots avec les lettres que vous avez et qui
deviendra plus tard le Scrabble). La règle voulait que les mots formés, devaient
retranscrire les valeurs nobles qui z’habitaient les princes.
Le Prince Jean-Miché débuta par un très beau courage qui lui rapportait 68 points
grâce au mot compte double additionné aux 50 points parce-qu’il avait utilisé toutes
ses lettres. Le Prince Philippe utilisa le courage de Jean-Miché pour placer le mot
vertu, ce qui lui fit un total de 26 points grâce au V posé sur une case lettre compte
triple. Le Prince de la Tourette avait un P, quatre U, un T et un E dans son jeu. Il
se gratta longtemps la tête mais ne pute…pardon ne pût trouver de mots qu’il
connaissait. Il déclara forfait, la tête basse. C’était maintenant au tour du Prince
Lulu de jouer. Il fit un magnifique tétain du nom du légendaire navire dont on conte
les exploits dans la chanson Il est Tétain, petit navire…Mais sans case lettre, mot
compte double ou triple, il ne récolta que 7 pauvres petits points.
Le Prince Jean-Miché Le Jar remporta la première épreuve sous les vivats de
l’assistance. Une pause s’imposa après cette épreuve cérébrale qui avait poussé les
participants aux confins de leurs limites intellectuelles.
Le roi demanda à Pascal Aubistrot d’interpréter une chanson de son répertoire qui
n’en comptait que deux. Le pauvre artiste dormait toujours, la tête baignant dans
son vomi, le roi dût alors abandonner son idée et lança l’épreuve suivante : la
devinette.
Le conseiller du roi, James Patagueule, avait concocté une devinette pour
l’occasion, il s’adressa donc aux princes.
— Chers participants ! fit-il. Qu’est-ce qui vit principalement la nuit en étant
également présent le jour et qui en a souvent plein le cul !
— Ah c’est moi, j’en ai plein le cul ! fit le prince Philippe.
— Mauvaise réponse ! fit le conseiller du roi.
Les princes se mirent alors à réfléchir longuement quand, soudain, le Prince Gilles
eût une illumination.
— Puuuute ! hurla-t-il.
James Patagueule hocha la tête afin de confirmer la bonne réponse du prince qui
remportait là, la seconde épreuve.
A cet instant, Marthe décida de quitter la table pour aller prendre un peu l’air, n’en
pouvant plus de ces épreuves censées déterminer la personne qui allait l’épousailler.
Il restait encore une épreuve. La dernière. Soit un troisième prince la gagnait et elle
devait se marier avec les trois vainqueurs ex-aequo soit elle épousait l’un des deux
princes qui aurait alors deux victoires. La loose totale en somme !
Alors qu’elle s’apprêtait à revenir à table après la pause, elle décida de faire une
annonce qui allait changer le cours de sa vie. Elle monta sur scène, prit le micro en
faisant bien attention de ne pas marcher dans le vomi et s’éclaircit la gorge.
— Chers amis, chères amies, papa, maman, messeigneurs, meisseigneuses ! dit-elle.
Je voulais vous faire part d’une décision que je viens de prendre ! J’ai décidé de me
retirer dans l’abbaye du Mont Saint-Miquel afin d’entamer une quête spirituelle. Je
ne souhaite épousailler aucun de ces participants que je remercie quand même
d’être venus. Je veux consacrer ma vie à comprendre !
— Mais enfin ma fille ! fit le roi Jean-Seb. Comprendre quoi ?
— Ben je sais pas justement ! Faut que je comprenne ! répondit-elle.
— Mais…fit le roi, désabusé.
— De plus je suis enceinte ! coupa Marthe d’un ton sec.
— Hein ? firent simultanément le roi, la reine ainsi que Pascal Aubistrot qui réussit
à décoller sa joue droite du plancher de la scène.
— Mais qui est le salopard qui t’as fait ça ? dit le roi excédé.
— Personne ! Si ce n’est le Saint-Esprit lors d’une opération tout à l’heure quand je
fumais une clope dehors ! répondit-elle. Je ne l’explique pas plus. C’est comme ça.
C’est la providence ! Je vais élever cet enfant au Mont Saint-Miquel afin qu’il y
reçoive l’enseignement qu’il mérite.
L’assistance était bouche bée devant cette révélation. La princesse Marthe Vador se
tourna vers ses parents.
— Mes chers parents, je pars ! Je vous aime mais je pars ! Vous n’aurez plus
d’enfants ce soir…leur annonça-t-elle.
— Puuuute ! lança le Prince Gilles.
— Nooon fit la reine Clitorine. Tu ne peux pas nous faire ça ma chérie !
— Si si, techniquement je peux le faire, regarde, j’ouvre la porte et je me barre !
Salut ! répondit Marthe en disparaissant sous le regard incrédule de ses parents.
— Je rentre au château ! fit la reine Clitorine. Je vais me noyer dans le chagrin.
— C’est ça casses-toi ! Moi aussi je vais me noyer mais pas dans le chagrin !
répondit le roi en regardant avec insistance une jeune demoiselle qui se trouvait être
la gouvernante de Marthe. Musique ! ajouta-t-il.
Le roi s’avança vers la gouvernante qui se prénommait Mathilde et lança la
discussion.
— Bonsoir belle enfant ! fit-il. Vous venez souvent ici ?
— Non mais ça va aller ! répondit-elle. Je vais pas tarder en fait.
— On pourrait peut-être boire un verre avant, non ? rétorqua le roi Jean-Seb.
— Non, non, merci ! Je suis avec ma sœur et nous devons impérativement rentrer,
Majesté ! dit Mathilde.
— On pourrait peut-être en boire un quand on aura décuité ? Je me sens seul en ce
moment ! dit le monarque.
— A la saint-glinglin si vous le souhaitez ! répondit Mathilde en quittant l’Empire.
— D’accord ! dit le roi. Mais ça tombe quand ça ? ajouta-t-il après une petite
période de réflexion.
Mathilde n’entendit pas la dernière question du roi, prit son vélo et rentra chez elle
en zigzaguant dans les rues de la capitale.
Clitorine divorça du roi Jean-Seb et épousa en secondes noces, Pascal Aubistrot. Le
roi Jean-Seb, ce soir-là, connût l’amour auprès du Prince Gilles de la Tourette qu’il
ne quitta plus jamais. Le Prince Jean-Miché Le Jar fit fortune dans le commerce du
foie gras, le Prince Philippe décida de donner une quatorzième chance à Aurore
quand elle se serait réveillée de sa sieste. Quant au Prince de Lulu, il décida de
lancer sa marque de biscuits fourré au chocolat. Un franc succès !
James Patagueule quitta la cour et continua à publier ses livres dont un de 784
pages vierges traitant du libre-arbitre au royaume de Calebard. 17 années de travail
pour ce chef d’œuvre de la littérature qui, malgré tout, n’a jamais su trouver son
public.
Laurent Delahousse de Couette stoppa sa carrière de présentateur pour se lancer
dans le monde de la literie dont il devint un acteur majeur en fournissant tous les
royaumes. Aurore devint sa testeuse officielle.
Plus personne n’entendit parler de Marthe jusqu’au jour où son fils, qu’elle avait
appelé Dark, prit le pouvoir sur tous les royaumes connus. Il vengeait là, la honte et
le désespoir de sa mère qui avait vécu l’enfer dans le royaume de Calebard avec des
parents aussi cons.
Ainsi se referme le grand livre de cette magnifique épopée qui aura su vous tenir en
haleine jusqu’au bout et que même que je pense que vous voudrez une suite pour
connaître ce qu’il va se passer dans un futur proche qui ne sera pas très loin
puisqu’il sera proche étant donné qu’il va bientôt arriver puisque c’est le futur…
FIN

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