L’harceleuse de Nonne fin

 

<<Allez perdons pas de temps, viens me sauter. Je te promets la plus belle partie de jambes en l’air de ta vie>>.

 

À voir sa tronche, il bavait comme un chien devant un bout d’os ou un prédateur devant sa juteuse proie. Je ne voyais que du feu ; le même, ardent qui se dégageait autrefois dans les yeux de Brice et je n’attendais qu’à être calcinée par ses flammes. Comme une bête affamée, il s’avança vers moi à la vitesse  de la lumière et se saisit de mes lèvres. Il avait une telle fougue en lui que j’ai tout de suite deviné que ça devrait faire un moment qu’il n’avait pas touché une femme. Il ne me laissait aucun temps de répit; tant mieux, c’est sauvage comme je l’aime. De mes lèvres, il descendit vers mes seins qui n’avaient pas été malaxés depuis belle lurette. Ensuite, vers mon jardin d’Eden que j’avais d’ailleurs pris le soin de défricher pour l’occasion en passant par mon nombril. À l’instant où sa langue toucha le fruit défendu, je me suis juste cru au paradis. J’avais de la peine à respirer, tellement la sensation était bonne mais je ne voulais pas qu’il s’arrête. Je n’avais plus l’impression d’être sur terre mais entrain de graviter en plein orbite. Il  ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre qu’il voulait prendre aussi son pied. Alors, il enleva son t-shirt voire ce qu’il y avait comme vêtement sur lui et j’eus le temps d’admirer ses jolis abdos au passage. Il était foutrement bien taillé tel un mannequin qu’on pouvait contempler dans les magazines. Je me figeai ensuite devant son membre tendu vers moi. De mes souvenirs, le sien est plus grand que celui de Brice et je sentais que j’allais bien m’amuser. Il revient vers mes lèvres  tout en me portant dans ses puissants bras vers son lit. Il ne perdit pas de temps pour me l’enfoncer bien profond. D’abord doucement, il accéléra le rythme. J’avais juste l’impression de faire l’amour avec Brice mais en plus intense. Il me fit ensuite retourner en position levrette et recommença de plus belle ses violents coups de pioche. Il me donnait des petites fessées de temps en temps et ce n’était pas pour me déplaire; bien au contraire. Après des minutes entières d’activité, j’ai pressenti qu’il allait répandre sa semence alors je me redressai pour qu’il le fasse sur mon corps. C’est ainsi que je saisissai son membre entre mes mains pour lui administrer une petite branlette. Et très vite, il me gicla dessus; j’accueillis son jus avec beaucoup de bonheur. Étant complètement à bout, il se coucha sur la moquette et je vins m’allonger à ses côtés. Je lui chuchotai donc à l’oreille: << Je te l’avais dit non ? >>. Il sourit un peu et me répondit : << T’es une drôle de nonne, toi>>. Je passai donc la nuit avec lui mais je me levai très tôt pour rejoindre ma chambre avant que la cloche du réveil ne sonne.

Les jours qui ont suivi, j’étais complètement dans les nuages. J’avais des frissons dans tout le corps, rien qu’en pensant à cette nuit de folie que j’ai passé avec Esteban au point où le chagrin dû à l’absence de Brice s’évapora complètement. Il manquait de peu que je  coure l’embrasser dès que je l’aperçois. Que suis-je entrain de faire bon Dieu? Je savais pertinemment que c’était mal mais c’était plus fort que moi, je n’arrivais pas à me retenir. Je n’ai jamais désiré prendre cette voie de religieuse après tout mais j’ai dû le faire par contrainte alors je ne compte pas me priver des plaisirs de la vie pour autant. Mon père sera satisfait de me voir religieuse, néanmoins je vivrai ma vie de mon côté comme je l’entends.

La semaine suivante, je me rendis de nouveau en douce dans sa chambre et on refit l’amour. C’était encore plus brutal et magique que la première fois. On créa donc un code pour nous avertir l’un et l’autre de nos rencontres. Il y avait une petite ouverture derrière la fenêtre de derrière alors je passais y glisser quand je devais venir une petite note. Pour ne pas du tout avoir à nous compromettre avec des mots explicites, j’écrivais juste E (comme Éveline) qui glissait directement sur son lit. Lui, pour confirmer qu’il a vu mon message, répondait D (qui voulait juste dire Disponible) qu’il laissait aussi dans une boîte que j’ai pris le soin de laisser devant ma porte. On s’est bien convenus que quand je n’avais aucune réponse de sa part je ne devais me pointer sous aucun prétexte pour ne pas prendre de risque que quelqu’un me voit entrer dans sa chambre. J’avais également une façon assez particulière de cogner la porte qu’il reconnaissait tout de suite. Le plan donc mis au point, on se voyait beaucoup plus souvent. J’étais plus heureuse et tout le monde croyait que je commençais par m’épanouir dans ma vocation. Mes parents ainsi que la mère supérieure en étaient très contents. Personne ne pouvait se douter de la source de mon bonheur soudain. Ce petit manège avec Esteban dura tout une année. Mais plus je passais du temps, plus je commençais par devenir accro à lui; je pouvais même dire j’étais obsédée par lui. A chaque instant, je voulais être avec lui. Je devenais folle de rage quand je voyais une femme lui parler peu importe le type. Mes consœurs nonnes constituaient aussi pour moi une menace. Je voulais qu’il soit à moi, rien qu’à moi seule. Quand je lui en fais part, il trouve toujours que j’exagérais. Au début de la rentrée suivante, je le trouvais maintenant un peu plus distant. Il répondait assez rarement à mes notes et quand on se voyait, il faisait les choses assez rapidement pour se débarrasser de moi. Que lui arrive-t-il? Lui qui était fou de joie quand il me voit, aujourd’hui il est juste pressé de me voir partir. Un soir, sans même laisser de note, je débarquai dans son dortoir. Il fut naturellement surpris de me voir mais il était tout aussi énervé. On eut une discussion assez houleuse ce soir-là.

  • Moi: Quoi? T’es pas contente de me voir on dirait.
  • Esteban: (….)
  • Moi: Tu ne vas quand-même pas refuser de me parler aussi.
  • Esteban: Je croyais qu’on s’est convenus que tu ne viennes jamais sans me prévenir à l’avance. Ne sais-tu que c’est très imprudent? Et si j’étais avec quelqu’un? On se ferait griller à la minute.
  •  Moi: Pfff, comme si tu réponds maintenant à mes notes. Que t’arrive-t-il Estéban? Ou as-tu jeté ton dévolu sur une autre nonne? Je vois bien que tu aimes ça et vu ta façon de regarder sœur Mathilde. Tu veux te la taper aussi, c’est ça? D’ailleurs avec qui peux-tu être à cette heure-ci à part moi?
  • Esteban: Putain Éveline! T’es tombée sur la tête ou quoi? Tu penses que ma vie doit tourner autour de toi? Écoutes, je suis d’ailleurs fatigué de tout ça. Toi et moi, on ne pourra jamais rien construire de solide de toute façon. Je culpabilise tellement depuis un certain temps de m’être embourbé dans une histoire si malsaine. Je me dégoute rien qu’en y songeant. Il n’y a pas que le sexe dans la vie. Tu ferais mieux de commencer par demander pardon à Dieu pour tes péchés et à accepter ta condition de religieuse.
  • Moi: Monsieur a donc une conscience maintenant, bravo. Quand tu me défonçais et prenais ton pied, t’avais pas l’air de regretter pourtant. Esteban, tu es à moi OK? Ta queue m’appartient. Ton corps tout entier m’appartient. Ta mission sur terre n’est que cela. Je dirai que tout ceci fait partie du dessein du Grand Horloger. Moi, je le continuerai par le servir gentiment et toi tu t’occuperas bien de moi en retour. Est-ce que t’as pigé? Si tu refuses, je dirai que tu m’as violé. T’as pas de compagne et je suis certaine qu’on me croira certainement. Alors réfléchis bien avant de jouer au petit rebelle.
  • Esteban (complètement pétrifié): Je pense que t’es complètement folle. Tu serais donc capable de foutre ma vie en l’air juste pour du sexe?
  • Moi (me mordant les lèvres): Tu ne peux pas imaginer le bien fou que tu me fais. Oui, je suis folle de toi. Je serais capable de pire rien que pour te retenir.
  • Esteban: Ce n’est plus de l’amour ça mais une obsession et tu ferais mieux par aller te faire soigner. Sérieusement, tu dois te faire aider Éveline.
  • Moi: Bon, penses ce que tu veux. Je te laisse y réfléchir. J’ai même plus envie de faire l’amour. T’as complètement plombé l’ambiance. Je te laisse dormir. La prochaine fois que je te laisserai une note, tu ferais mieux de répondre. Bonne nuit mon prince charmant (en lui faisant un petit clin d’œil et un bisou sur sa joue avant de me diriger vers la porte).

Il était resté figé sur place sans cracher un seul mot. Je sais que je l’ai choqué mais je ne culpabilisais pas le moins du monde. J’étais prêt à tout pour le garder à mes côtés. D’ailleurs, le lendemain je comptais le revoir.

Le lendemain, la mère supérieure m’informa qu’on devait participer à une retraite spirituelle dans un monastère à l’intérieur du pays et qu’on partait dans l’après-midi.  On nous en avait déjà parlé mais j’ai complètement oublié. Merde, je ne me ferai pas sauter ce soir. Ce n’était que pour quatre jours alors heureusement. J’allais bientôt le revoir. Cette fois-ci je lui laissai une note bien rédigée lui faisant part de mon voyage tout en insistant sur le fait qu’on devait rattraper ce temps perdu.

Les quatre jours m’ont paru comme une éternité. Je trouvais toujours ennuyeux à mourir ces genres de retraite. Peu importe, on termina enfin et on pouvait rentrer. J’avais hâte d’être à nouveau dans les bras de mon héros. Grande fut ma déception quand la mère supérieure nous informa à notre retour qu’Esteban était parti.  Selon elle, dès le jour suivant notre départ, il est venu lui remettre sa lettre de démission. Elle n’a pas compris sa soudaine décision. Qu’elle a même essayé de le convaincre de patienter en attendant de trouver un suppléant mais en vain. Le même jour, il a ramassé ses affaires et s’en est allé sans rien laisser. Ô mon Dieu! Je te sers même contre ma volonté et tu éloignes pour la deuxième fois, un homme que j’aime? Quelle cruauté! Je ne connaissais aucun membre de sa famille ni un quelconque ami donc aucune piste pour me lancer à sa recherche. Je reconnais maintenant que j’y suis allée un peu fort; c’est ce qui l’a fait fuir. <<Esteban, t’avais pas le droit de t’en aller comme un fugitif. Je ne suis pas un monstre après tout. Il n’y avait que toi qui me comprenais >>. J’ai suivi le reste de ma formation dans un état de tristesse indescriptible. Trois ans plus tard, je prononçai mes vœux pour être définitivement consacrée religieuse. Mon père était tellement aux anges qu’il fit un don colossal à notre communauté. Mon sort était scellé pour de bon et je ne me pouvais plus défiler.

 ****Vingt ans plus tard****

Déjà vingt années de service. Je n’ai même pas vu le temps passer. Pour le compte de ma communauté, j’ai beaucoup voyagé à travers l’Afrique. J’intervenais dans le domaine social et éducatif donc j’ai fait partie de pleins de projets financés soit par des associations religieuses, des ONG internationaux voire même l’Union Africaine. C’est cette mobilité qui m’a justement permis de tenir le coup jusque là car j’ai toujours adoré voyager. Les parents nous ont tellement enfermés durant toute notre vie que quand je suis sorti de leurs griffes, je n’avais qu’une seule envie: celle d’explorer le monde. Pour moi, c’est le seul truc positif qui découle de ma vocation. À part ça, je n’ai jamais apprécié pour autant. Une autre chose qui m’a permis de tenir le coup c’est le sexe. Eh oui, le sexe. Je n’ai jamais réussi à m’en passer. Vous croyez que je passerai le restant de ma vie à pleurer Estéban ou Brice? Ou juste parce que je suis devenue sœur? Non. Partout où je suis passée, j’ai profité d’un spécimen local. Surtout que je bougeais beaucoup, personne ne pouvait me reconnaître. D’ailleurs, je changeais complètement d’apparence. Vous me verrez en pleine rue mais vous ne saurez même pas que je suis religieuse. Je ne pense même pas que mes proches me reconnaîtraient. J’étais juste une autre personne; une jeune femme du monde ordinaire quoi. Je fréquentais les discothèques, de chics hôtels, de bars assez branchés pour me dénicher de beaux hommes. Vous connaissez bien sûr mes goûts: bien musclé; toujours du genre bad boy  comme Brice. Peu importe l’âge, je m’en foutais complètement s’il répond à mes critères moi ça me va. Rien que des coups d’un soir. Je ne prenais pas la peine de laisser mes coordonnées. À quoi bon de toute façon? Je ne restais jamais longtemps. En vingt ans, je me suis fait pénétrer par des queues de diverses couleurs et de diverses tailles. Il y en a tellement eu que je ne peux même pas m’en rappeler. C’est ça le résumé de ces vingt ans. Au vu de mon impressionnante expérience, j’ai tapé dans l’œil de l’archevêque de mon diocèse d’origine qui m’a proposé de diriger le grand lycée catholique en remplacement d’un autre qui avait de graves soucis de santé. Ça ne m’a pas trop enchanté mais il a tellement insisté que j’ai dû accepter par respect pour lui. J’ai quand-même précisé que ça soit pour un temps. J’apprécie plus aller sur le terrain que de m’enfermer à longueur de journée dans un quelconque bureau. Voyons ce que ça pouvait donner. C’était dans la dernière semaine du premier trimestre que ma décision de nomination est tombée et les élèves allaient en congés dans deux jours donc j’ai préféré prendre service à la rentrée en janvier. Je suis parti fêter de ce pas en famille.

En janvier, les cours ont effectivement repris. Je fis donc rassembler tous les élèves et le directeur par intérim me présenta comme la nouvelle directrice. Ils avaient tous l’air étonnés de voir une femme occuper ce poste; y inclus les professeurs lors de notre réunion. Il paraît que j’étais la première femme à diriger cette grande école. C’était soit un prêtre ou un enseignant avec plusieurs années d’expérience. Quoiqu’il en soit, cela ne m’influençait guère. Je compte mener à bien la mission qui m’a été confiée. J’ai passé toute la journée avec le directeur par intérim qui m’a expliqué avec minutie tout ce que je devais savoir sur le fonctionnement de l’école. Le reste, je crois que je vais l’assimiler avec le temps et improviser. Les jours suivants, j’ai passé en revue tous les archives de l’école et les données de l’année en cours pour connaître à peu près l’étendue des mesures à prendre. Le banditisme commence par se faire une place d’honneur au sein de l’établissement alors je me devais de rétablir l’ordre au plus vite.

J’étais à fond dans mon travail depuis mon arrivée et je commençais par instaurer une certaine discipline au sein de l’école jusqu’à ce fameux soir où je faisais une petite balade et mes yeux se sont posés sur Ulrich; instant qui rechangera le cours de ma vie à tout jamais.

Des élèves étaient entrain de s’entraîner sur le terrain de basket-ball. Je m’approchai du terrain et naturellement, dès qu’ils me voient ils arrêtèrent net le jeu et viennent me saluer. Je leur demandais pourquoi ils étaient encore là jusqu’à à cette heure. C’est là qu’ils m’informaient qu’ils préparaient la finale du championnat scolaire prévu pour la semaine suivante. Je demandai ensuite d’après leur coach (déjà je pensais lui reprocher de m’en avoir pas informé). C’est là qu’il surgit de leurs vestiaires accompagné d’un jeune homme en tenue également. Ils portaient des glacières. Certainement des rafraîchissements pour l’équipe. Plus ils approchaient, plus mes yeux voyaient quelque chose d’intéressant; le jeune homme en question. Putain, qu’il était beau, grand, avec des muscles époustouflants. Lui n’avait rien d’un gamin. C’était un vrai homme. Avec son corps tout en sueur, il était tellement sexy que j’avais juste envie de me perdre dans ses bras. Dès qu’ils me virent, eux aussi déposent leurs charges pour venir me saluer. C’est là que le coach le présente en tant que capitaine de l’équipe. Il m’expliqua un tas de choses sur le fonctionnement de l’équipe que j’écoutais à peine vu que moi mes idées étaient déjà ailleurs. Je demandai donc que tous les joueurs me donnent leurs noms respectifs. Mais c’était juste pour connaître le nom du Capitaine. Il boucle d’ailleurs les présentations en donnant son nom: avec une si grave voix: Ulrich KOUMA. Je le garde dans ma petite tête en comptant aller rechercher son nom dans la base de données pour avoir tous les renseignements le concernant. Je pris donc congés d’eux et je me rendis illico au bureau pour jouer à la détective. Il avait un dossier impeccable. Discipliné et très brillant. Il était en terminale D. Ce qui m’a surpris c’est son âge. Il n’avait que 17 ans mais il ressemblait plus à un garçon qui avait dépassé la vingtaine depuis belle lurette. Son âge m’importait peu de toute façon. Il me le faut ce garçon. Rien qu’en revoyant son image dans ma tête, j’ai des frissons dans tout le corps. C’est d’un air songeur que j’ai passé seule le reste de la soirée dans ma résidence.

Je brûlais d’envie pour ce garçon mais je voulais quand-même qu’ils jouent d’abord leur fichue finale pour le convoquer ensuite dans mon bureau. Surtout s’ils gagnaient, ça sera l’excuse parfaite pour le faire venir; le féliciter particulièrement pour leur victoire. Bon, même s’ils perdaient, je le consolerai aussi. Hâte que ce jour arrive. Moi qui ne suis pas une passionnée de basket, j’ai tenu à assister à la finale, rien que pour le voir suer et bouger sur le terrain. Le spectacle était tout simplement hallucinant. Ils ont gagné et Ulrich marqua tellement de paniers à ne pas en finir. Pas étonnant qu’il soit capitaine, il était très doué. Décidément, ce gars savait tout faire. Ce qui intensifia plus que jamais l’envie que j’avais de le revoir.

Dès le lendemain, je le fis convoquer dans mon bureau. Il était encore plus sexy dans sa chemise qui lui serrait un peu et mettait son époustouflant torse. J’avais pris le temps de porter une tenue sexy en dessous de mon accoutrement de bonne sœur. Il ne savait pas ce qui l’attendait celui-là. Mon bureau était insonorisé et ne pouvait s’ouvrir que de l’intérieur du coup, personne ne nous entendra. Je fis l’effort de rester naturelle à son arrivée. Je l’ai félicité pour ses performances lors de la finale mais aussi pour ses excellentes notes tout en l’encourageant de continuer dans la même lancée. Je me levai donc pour aller lui servir un jus de fruits dans mon frigo. C’était situé derrière lui donc il ne pouvait pas me voir. J’ai enlevé mon accoutrement et je n’avais plus que ce bout de tissu sur moi. Il aura la surprise de sa vie quand il me verra. Une nonne qui soit aussi sexy. J’approchais déjà la quarantaine mais ça se voyait à peine puisque j’ai toujours pris soin de mon corps. Je le fis retourner et quand il m’a vu, il était pétrifié comme s’il venait de voir un fantôme. J’avais deux verres de jus de fruits sur un plateau que je lui tendis. Il savait que c’était moi mais il ne pouvait pas croire ce que ses yeux regardaient. Il n’arrivait plus à bouger. Alors pour l’encourager, je déposai le plateau sur une petite table dans l’angle et je m’approchai avec une démarche sensuelle vers lui. Je m’assieds sur ses genoux en caressant son torse qui m’a fait planer ces derniers jours et je lui chuchotai à l’oreille: << Laisse la directrice te remercier pour ton dévouement à notre école >>.

Tout en l’embrassant, je déboutonnai ensuite sa chemise pour découvrir ses fabuleux tablettes de chocolat. Je m’attaquai par la suite à la fermeture de son pantalon pour avoir en mes mains son bangala qui était déjà en position de tir. Je le mis dans ma bouche en lui faisant une pipe digne d’une actrice de film porno. Je sentais qu’il allait exploser donc j’ai arrêté. Il doit garder encore un peu d’énergie pour la suite du match. Je m’assieds sur le bureau en lui faisant signe avec mon index de s’approcher. Comme un robot il se lève et vient me prendre sur la table, mes jambes l’entourant. Le petit était drôlement doué. Il avait aussi de l’énergie à revendre. Son attitude du début portait à croire qu’il ne maîtrisait rien du tout. C’était maintenant au delà de mes attentes. Il savait comment frapper. Après une bonne vingtaine de minutes, il  jouit enfin en moi pour mon plus grand bonheur. On resta dans la même position pendant cinq minutes au moins avant que chacun se lève se rhabiller normalement. Je pris son numéro pour l’appeler au besoin.

Plus tard dans la soirée, il m’écrivit et nous commençâmes à échanger. Avec lui, je redevenais l’adolescent que je n’ai pas eu le temps, ni la chance d’être. On discutait de tout et de rien. Il me racontait ses journées, parlait de ses projets d’avenir. Il était assez mature pour son âge. Ce que j’appréciais le plus c’est qu’il ne me jugeait pas du tout. Il se confiait à moi sans aucune gêne et avec lui, je pouvais être moi-même. Je me suis finalement confiée à lui quant au fait que mon père m’a forcé à devenir nonne et ça l’a beaucoup touché. Figurez-vous que ne l’ai jamais dit à personne; même à Esteban. J’étais vraiment en sécurité avec lui. On se prenait soin de l’autre. Bien sûr on continuait de faire l’amour. Chaque semaine quasiment, on le faisait. Je lui écrivais un SMS pour l’avertir et je le faisais convoquer dans mon bureau. J’ai dû commander un sofa rien que pour ça mais cela nous empêchait pas de faire l’amour un peu partout. Sur le fameux sofa, sur la moquette, sur la grande table de mon bureau, sur la petite table basse de l’angle voire même sur mon siège. Quelles positions du kamassutra  n’avions-nous pas essayé? Et c’était toujours aussi énergique à chaque fois. Je lui offrais assez souvent de jolis cadeaux qu’il appréciait toujours. Je savais que ma secrétaire commencerait par trouver étrange le fait qu’il vienne aussi souvent dans mon bureau, alors je lui fis croire que je lui donnais des conseils d’ordre spirituel car il avait quelques soucis dans sa famille.

Le souci est qu’Ulrich restait toujours un très beau gosse, logiquement les filles lui couraient après. Je savais bien que c’était normal mais ça me mettait juste hors de moi quand je le voyais avec une fille. Alors je le surveillais de très près comme du lait sur le feu. Dès que je le vois avec une fille, je trouvais toujours une excuse pour  punir cette dernière. Un jour, j’ai surpris une élève lui touchant dangereusement le torse. Je l’ai exclue sur le champ. Ses parents sont venus me supplier de la reprendre mais j’ai refusé en surchargeant son dossier d’autres bavures qu’elle aurait faites au cours de l’année. Quand on ajoute tout ça au fait qu’elle avait de très mauvaises notes, bah j’avais largement de quoi l’expulser. Quand Ulrich l’apprit, il est venu se plaindre auprès de moi ainsi que du fait que je punissais d’autres filles qui l’approchaient.

<<Écoute Ulrich, tu es mien d’accord? Qu’est-ce que ces petites filles peuvent t’apporter de spécial? Tu as la chance de profiter de mon expérience alors ne gâche pas tout pour ces gamineries. Je ne laisserai pas ces petites salopes te détourner de moi. J’en expulserai autant de fois qu’il le faut jusqu’à à ce qu’il ne reste plus aucune fille dans ce lycée, je m’en fous >>.

Il partit en furie de mon bureau mais je sais que ça lui passera comme d’habitude. J’ai décidé de le laisser respirer quelques jours. Je lui écrivis donc après pour m’excuser mais il ne répondit pas. Je lui laissai des tonnes de messages  restés toujours sans réponse. J’ai même tenté de l’appeler en vain. Serait-il fâché contre moi à ce point? C’était le week-end et dès lundi je le ferai convoquer dans mon bureau.

Le lundi, je le convoque comme d’habitude. Je maîtrisais bien leur emploi du temps donc je sais quand exactement l’appeler. Il arriva avec une mine assez terrible alors qu’il est d’habitude fou de joie quand il devait venir me voir.

  • Moi: Qu’est-ce qui t’arrive Ulrich? Ça fait des jours que j’essaie de te joindre en vain. Tu ne réponds à aucun de mes messages, je t’appelle tu ne décroches pas. T’es encore fâché pour mon attitude de la dernière fois, c’est ça?
  • Ulrich: j’étais juste occupé.
  • Moi: occupé jusqu’au point de ne même pas pouvoir m’appeler juste une minute?
  • Ulrich: (…)
  • Moi: je sais que t’es toujours fâché mais oublions ça ok? Je suis complètement hors de moi quand je vois une autre femme te toucher. D’ailleurs je sais comment m’y prendre pour que tu oublies ce fâcheux incident.

Je me lève vers lui tout en enlevant la robe au passage avec une démarche assez sensuelle. Lorsque j’arrive à sa hauteur, je voulus caresser son torse mais il restait de marbre. Il attrapa avec force mon poignet et dit: <<pas aujourd’hui, je suis fatigué >>

  • Moi: Quoi? Tu oses te refuser à moi? Depuis quand?
  • Ulrich: je dis juste que je suis fatigué. Chaque semaine, on fait l’amour. Tu n’es jamais épuisée, toi? Laisses mes couilles se reposer au moins un peu. D’ailleurs j’ai encore la vie devant moi pour gaspiller autant mon énergie. Trouve-toi un autre cobaye pour satisfaire tes pulsions sexuelles.
  • Moi: paf! (Je lui flanquai une bonne gifle). Que ceci soit l’ultime fois que tu me parles ainsi gamin. Tu oses maintenant me manquer de respect? Tu sais à qui tu parles? T’as commencé par goûter à la chatte de ces petites salopes donc tu te permets de raconter de telles âneries? N’oublies pas que je suis la directrice de cet établissement. Un seul mot de ma part à la direction des examens et concours, tu ne passeras jamais ton baccalauréat dans ce pays. Tu vas gentiment continuer par me faire voyager au septième ciel jusqu’au jour où je déciderai que ça prenne fin. Et je ne pense même pas que ça arrivera de si tôt. Idiot!

Pas question qu’il commence par avoir la grosse tête. J’étais déjà presque nue, je ne pouvais pas me rhabiller sans rien faire. Je le poussai brutalement sur la moquette et j’ouvris moi-même la fermeture de son pantalon pour sortir son flingue que je réussis à charger en quelques secondes puis je l’enfonçai en moi. Il ne voulait pas coopérer alors j’ai moi-même géré les va et vient jusqu’à épuisement. J’ai quand-même pris mon pied. Il resta allongé là pendant plusieurs minutes à pleurer avant de se lever pour partir. Tchip! Pourquoi pleure-t-il alors qu’il aime tant ma chatte? Tant que moi je continuerai par prendre du plaisir, le reste je m’en cogne.

La semaine qui a suivi, ils avaient devoir et c’était bloqué  sur toute la semaine donc on ne pouvait pas se voir. J’avais juste hâte qu’ils terminent. Je prévoyais d’ailleurs l’inviter dans ma résidence dans le week-end dans une ambiance plus romantique. La dernière fois n’a pas été trop ça donc je compte bien me rattraper. Le samedi matin après la messe, j’ai prétexté une urgence familiale pour aller m’enfermer chez moi. J’écrivis un message à Ulrich pour lui demander de venir. Il répond avec un « Ok » quelques minutes plus tard. En attendant qu’il arrive, je pars donc faire la cuisine. Pourtant deux heures plus tard, il n’était toujours pas arrivé. Je l’appelais mais son numéro ne passait pas. J’espère que ce n’est rien de grave. Mine de rien, toute la journée je n’ai pas eu de ses nouvelles. J’étais vraiment inquiète. Tard dans la soirée, je me rendis au bureau pour vérifier son adresse dans son dossier. J’ai décidé d’aller dans son quartier voir si je pouvais le trouver. Pour passer incognito, je ne m’habille pas comme une nonne et je louai un taxi à qui j’indiquai la zone. Une demi-heure plus tard, j’y étais. Je ne connaissais pas très exactement la maison mais je pouvais demander. Je croise un groupe de jeunes hommes à qui je donne son nom. Ils le connaissaient bien heureusement. Ils me montrèrent la maison mais je ne pouvais pas rentrer. J’ai décidé d’attendre à quelques mètres voir s’il sortirait. Une heure environ plus tard, j’entends enfin quelqu’un sortir de la maison. Qui je vois là? Ulrich accompagné d’une jeune fille. Ils se tenaient main dans la main. À voir comment la fille était aux anges, c’était clair qu’ils sortent ensemble. Mon sang bouillait intérieurement. Retenez-moi ou je pourrais faire un malheur. Je les suivis discrètement jusqu’au bord du pavé où ils s’embrassèrent avant que la fille ne prenne un zem. Je pris quand-même soin de filmer toute la scène avant  de me cacher pour qu’il ne me voie pas à son retour. Mais cette fille, je pense la connaître. Elle ne serait pas élève dans mon établissement par hasard? Si c’était le cas, je lui rendrai la vie impossible. Si je découvrais qui est cette fille, je serai capable de la tuer pour avoir osé jeter son dévolu sur mon Ulrich. Quant à lui, il va m’entendre. Je vais un peu le malmener pour qu’il sache qu’on ne se fout pas gratuitement de ma gueule.

Il devrait s’attendre à ce que je le convoque comme d’habitude et c’est ce que je fis. Je lui montrai les photos de son exploit du samedi.

  • Ulrich: À part le fait que tu me forces à faire l’amour avec toi, tu vas me suivre maintenant?
  •  Moi: Tu as le culot de prendre ce ton avec moi après le sale coup que tu m’as fait? Tu t’enjaillais dans la chatte de cette gamine et t’as éteint ton portable. D’ailleurs qui est cette fille?
  •  Ulrich: pourquoi faut-il toujours que tout tourne autour du sexe avec toi? T’es une vraie nymphomane. Tu ne peux pas contrôler ma vie. Ce n’est pas parce que tu claques les doigts que je dois débarquer dans les minutes qui suivent. Laisse-moi respirer  la vieille. D’ailleurs, je ne veux plus de ta vieille chatte. J’ai une petite amie maintenant et on s’aime.
  • Moi: idiot! Réfléchis bien à ce que tu es entrain de faire. Ta vie est entre mes mains, ne l’oublie surtout pas. D’ailleurs, je te punis pour toute la semaine. Tu vas tailler tout seul le terrain  de foot. Après tu t’occuperas de toutes les toilettes du lycée. Ceci prend effet à partir de maintenant. J’appelle le surveillant pour qu’il te supervise. Crois-moi. Ce n’est que le début de ton calvaire. Allez, hors de mon bureau!

Pour qui se prend-t-il celui-là? Il va en baver comme pas possible et il reviendra ici me supplier. Lui, je le gère mais c’est comment mettre la main sur cette fille qui m’importe le plus. Qui est-elle? Qu’elle prie fort que je ne tombe pas sur elle un de  ces quatre.

Dieu n’est pas de son côté apparemment car deux jours plus tard, la même fille vient me voir au bureau. Je la reconnus tout de suite. Elle était en charge du club de théâtre et est venue demander ma permission pour l’organisation d’un spectacle. Je voulus refuser pour lui clouer le bec mais j’ai bien réfléchi et je pense que je pourrais bien l’amadouer pour ensuite lui porter le coup fatal. Je la félicitai pour l’initiative en insistant qu’elle pouvait venir me demander de l’aide s’ils avaient besoin de quoique ce soit. Je commençais même par échafauder un plan pour me débarrasser d’elle. Elle me donna son nom ainsi que sa classe. Elle s’appelait Christelle.

Pendant que je continuais toujours par malmener Ulrich, je me rapprochais de la fille en lui prodiguant des conseils du genre de ne pas s’occuper des garçons mais de se concentrer sur ses études bla bla bla. Lorsque je réussis enfin à mettre en confiance Christelle vis-à-vis de moi, j’ai décidé de mettre en exécution mon machiavélique plan. Une matinée, je l’invitais à mon bureau en lui offrant un gâteau que j’avais pris soin d’empoisonner avec un fort poison indétectable sur le marché noir. Elle a vraiment apprécié en promettant d’aller de ce pas chercher un jus de fruits à la cantine pour le déguster. Je souriais intérieurement quand elle est repartie. J’attendais juste qu’on m’appelle pour me signaler le malaise d’une élève. Je déciderai de l’amener à l’hôpital mais il sera trop tard pour elle. Une heure environ plus tard, le surveillant général surgit à la hâte dans mon bureau pour me signaler le malaise d’un élève. Je paraissais très inquiète alors mon cœur riait aux éclats. Il y avait déjà un fort attroupement d’élèves dans la cantine. À mon grand étonnement, qui je vois par terre et Christina à ses côtés entrain de pleurer? Mon Ulrich qui était entrain d’agoniser. Qu’est-ce que cette petite sorcière a fait? Je vis au loin sur une table l’emballage de mon gâteau et le sac d’Ulrich sur la chaise en face. C’est lui qui a certainement mangé mon gâteau empoisonné. Mon Dieu qu’ai-je fait? Je veux qu’Ulrich souffre un peu pour me revenir mais pas qu’il meurt.

<<Vite, qu’on l’emmène à l’hôpital>>.

Je sortis en furie chercher ma voiture et deux élèves le portèrent. Je fonçai à toute vitesse direction hôpital. Malheureusement, il ne survécut pas. Quand ses deux camarades commencèrent par pleurer, je suis qu’il était trop tard. J’étais complètement dévastée, je suis restée enfermée toute une semaine en pleurant toutes les larmes possibles de mon corps. Je n’ai même eu le courage de me rendre à son enterrement. Je ne pouvais pas supporter de le voir dans un cercueil. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit lui qui mange ce gâteau? C’est la question que je me posais quand tout à coup, je me rendis compte que c’est la faute à cette idiote de Christelle qui le lui en a donné. Fuck ! Elle doit payer pour m’avoir enlevé mon Ulrich. Elle ne mérite pas de vivre avec ce qu’elle m’a fait.

Le même soir, je sortis me procurer une arme. De part mes aventures nocturnes, j’ai des contacts qui pouvaient m’en trouver. On était jeudi et le vendredi après le cours, j’ai décidé de suivre Christelle jusqu’à son domicile. Pour cette sale besogne, j’ai loué avec des faux papiers, une voiture. Je suivis son zem jusqu’à une ruelle où ils s’arrêtent et elle paye le zem. Elle continue à pied le reste du chemin. Elle ne devrait pas habiter très loin. Bizarre cette fille pourquoi ne pas tout simplement se faire déposer devant chez elle? Dans tous les cas, ça m’arrange. Je fonce à vive allure en sa direction. Arrivé à sa hauteur, je sortis de la bagnole, chargeai mon arme puis lui tira à bout portant trois balles en plein cœur. Elle n’eut même pas le temps de réaliser ce qui se tramait qu’elle était déjà à terre. Je remontai dans ma voiture et repars dans le sens inverse. Elle a bien eu ce qu’elle méritait, celle-là.

Le lendemain, le surveillant m’apporta les nouvelles de sa mort. Toute l’école était en état de choc. Deux élèves morts en l’espace de deux semaines à peine, c’était beaucoup. Lors de la montée des couleurs, j’ordonne une minute de silence en mémoire des disparus. Moi seule détenais la vérité quant à la cause de leur mort. Ulrich, c’était par accident mais Christelle, elle l’a bien mérité. Dans la matinée, je convoque un conseil des enseignants histoire de faire une délégation pour aller présenter nos condoléances à la famille éplorée avant de nous rendre tous à l’enterrement.

Nous étions cinq ce fameux jour à nous rendre au domicile la défunte. Il y avait du monde sur la cour comme c’est toujours le cas en Afrique quand il y a des funérailles. Vu leur look, ils venaient certainement du village. Tous avaient des larmes aux yeux. On salua l’Assemblée et on demanda d’après les parents de Christelle. Une femme nous indiqua qu’ils étaient sous la paillote au loin. C’était une très grande maison et on devait encore parcourir  au moins une bonne centaine de mètres avant d’arriver à la paillote en question. Nous nous dirigeâmes en silence vers eux. J’étais derrière donc je fus le dernier à y pénétrer. Je ne pouvais pas voir le visage des parents de Christelle. Lorsque j’arrivai enfin, vous ne devinerez jamais sur qui je tombe. Sans m’en rendre compte, je criai très fort <<Brice? >>. À lui de répondre en retour, <<Éveline ?>>.

Je restais là immobile. On aurait cru que le temps s’était arrêté. J’avais l’impression de faire un mauvais rêve. Là maintenant, je devrais me réveiller.

  •  Moi: serais-tu le père de Christelle?
  • Lui: oui, c’est ma fille.

Comme les films hindous, je répétais en écho sa réponse dans ma tête. Tout ce qui était autour de nous n’avait plus l’air d’exister. Tout à coup, je me sentais vide d’énergie et je tombai dans les pommes. Je me réveillai des heures plus tard dans une chambre d’hôpital en compagnie d’un des professeurs du lycée. Il m’expliqua ce qui s’était passé. Qu’ils avaient aussi prévenu ma famille qui arrivera certainement bientôt. Très vite, tout me revenait. Bon Dieu, je suis un monstre. J’ai tué un adolescent de sang froid sans avoir aucun remord. J’ai causé du chagrin à Brice. Pourquoi ça devrait être lui? Je pleure de toute mon âme pour   le mal que je lui ai fait. Je ne mérite pas aucune quelconque rédemption.

Deux heures plus tard, ma famille arriva. Quand je vis mon père, je ressentais à son égard une telle haine. C’est lui qui a contribué à forger l’être méprisable que je suis devenu. Ils me ramenèrent à ma résidence le lendemain mais j’étais toute silencieuse. D’ailleurs qu’avais-je à leur dire? Je me dégoutais à moi-même. Je comprenais que je ne pouvais pas continuer de vivre avec autant de culpabilité. Une de mes sœurs resta néanmoins avec moi quelques jours.

Quand je fus enfin seule, je réfléchissais à comment mettre un terme à tout ça. Mon père ne m’a jamais donné l’occasion de m’exprimer alors cette fois-ci il sera contraint de m’écouter. Je sortis mon ordinateur et je commençai par écrire mon histoire. Puisque c’était la mienne, ça ne m’a pris que trois jours au max. Je n’arrivais même plus à dormir donc je m’y suis collé sans interruption. Je compte l’envoyer à une maison d’édition pour qu’elle la publie. Ça toucherait certainement le cœur de certains pères pour qu’ils prennent conscience de la gravité du fait d’imposer à leurs progénitures une vie qu’ils ne sont pas censés vivre. Apprenez à communiquer avec votre enfant au lieu de l’éduquer comme un militaire; exécution avant réclamation. Peut-être qu’au fond, je suis moi-même une mauvaise personne mais j’aurais pu aussi devenir quelqu’un d’autre si mon père avait pris la peine de m’écouter et de me comprendre. Cette fois-ci, en lisant tout ce que j’ai eu à faire durant toutes ces années, il me comprendrait enfin.

A tous: Esteban, les parents d’Ulrich, Brice et sa femme, toute ma famille y compris, ainsi qu’à tous les élèves à qui j’ai causé du tord de part mes ignobles actes, je vous demande du fond du cœur pardon pour tout le mal que je vous ai fait. J’ai semé du mal partout où je suis passée sur cette terre. La vie ne vaut plus la peine d’être vécue après tout ça. Je ne pourrais supporter le mépris et la haine dans vos regards à tous.

Si vous lisez ceci, c’est parce que j’ai réussi à mettre fin à mes jours.

 

*Fin*

D’après une inspiration de *Florent LEGONOU*; co-écrite par  *Nick LEGONOU* et *Verdo Lompiol*.

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