Les roubignoles du destin de Jean-Bernard Pouy

Le titre m’a faite éclater de rire, il ne me faut pas grand choses, après j’ai vu recueil de nouvelles bon….

Petit résumé:

Le destin, de ses gros doigts aussi boudinés que malhabiles, frappe, au hasard, un vieux con, une petite cavalière, un poète du désert, un sportif en pleine finale, le Pape ou le dieu vivant du saxophone ténor…

Et c’est alors le drame ou l’intense rigolade, ce qui, en y regardant de près, est la même chose, c’est-à-dire l’insensée Douleur du Monde.

Douze nouvelles pour faire avec l’auteur le tour de son talent aux multiples facettes.

Mon avis sur l’ouvrage:

Je pense que mon masochisme frôle ses limites. Encore un recueil de nouvelles, encore une cruelle déception. Je vais être claire, à mes yeux, le titre et la couverture sont suffisants. C’est le bouquin, tu le gardes dans ta biblio juste pour faire rire les gens qui la regarde, quand il y en a. Pour le reste, bah ça prend la poussière.

Les nouvelles ne sont pas très longues, 4 ou 5 pages, mais pourtant, ça m’a paru quelques fois éternel. C’est noir bon ok, jusque là ça va. Mais c’est d’un cynique. Je n’aime pas du tout. A travers ces nouvelles, le destin, cruel, n’épargne personne. Difficile de vous donner des exemples sans spoiler mais dites vous très clairement que l’espoir est mort. Quoiqu’il en soit. Ça ne m’a pas du tout faite rire, plutôt grincer des dents. D’ordinaire, je dis, je tenterai un roman là ça ne sera même pas le cas car si les titres sont racoleurs (Spinoza encule Hegel par exemple), j’ai peur de subir le même afflux de désillusion de cruauté, de cynisme, y a pas d’autre mot et là, le problème c’est que je n’y vois pas de l’humour noir.

Bref, je m’arrête là, pour moi, c’est un fiasco.

Lu du 7 au 8 avril 2021.

Publié chez Folio

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