Le pays d’octobre

Science fiction, du casier transversal supérieur, au-dessus de la bibliothèque.

J’ouvre page 147 :

Canicule

[…] Foxe recula son bras, la canne serrée dans son poing, haut levée, et frappa.
— Non! » cria Shaw, de la porte.
Mais la femme avait glissé, était tombée sur le côté, bredouillant, griffant le sol. Foxe était penché sur elle, le visage exprimant une incrédulité totale. Il regarda son bras, son poignet, ses doigts l’un après l’autre, à travers un invisible mur de cristal bouillonnant qui l’enfermait. Il regarda sa canne comme si elle avait été un point d’exclamation facile à voir, impossible à croire, surgi de nulle part au centre de la chambre. Il restait la bouche ouverte, au milieu de la poussière qui tombait lentement, comme de la braise morte. Il sentit le sang abandonner son visage comme aspiré par une petite porte soudain ouverte dans son estomac.
— Je…
La femme écumait.
[…]

bar-3652

Le pays d’octobre. Ray Bradbury. Traduit de l’américain par Doringe.
Éditions Denoël. Présence du futur, n° 20. 1957 (1977)
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