Le colonel Chabert, Honoré de Balzac

Bonjour tout le monde, aujourd’hui c’est un article un peu particulier que je vous propose puisqu’il a été rédigé par ma maman, en début d’année nous avons décidé de lire des livres en commun afin de proposer des chroniques sur le blog pour vous donner des points de vue différents sur nos lectures. Ma maman vous parle donc du Colonel Chabert d’Honoré de Balzac (elle n’a pas du tout suivi la lecture commune prévue, Le grand secret de Barjavel mais bon je lui pardonne…)! J’espère que le principe vous plaira et je reviens prochainement avec ma propre chronique sur ce livre! Je lui laisse la main 🙂

Un roman court entre le roman et la nouvelle qui nous permet de rentrer très rapidement dans l’intrigue tout en retrouvant avec plaisir la qualité d’écriture et de description de Balzac.

Je n’avais pas lu Balzac depuis de nombreuses années : j’ai aimé retrouvé ses descriptions précises qui nous permettent au fur et à mesure que l’on lit de visualiser le lieu où il nous emmène. J’ai aimé ces personnages où l’on retrouve humanité, grandeur, générosité et également mesquinerie, avarice et petitesse. Deux siècles plus tard (l’histoire débute en 1819), ce colonel Chabert est terriblement moderne et La Comédie Humaine décrite par Balzac n’a pas pris une ride.

C’est bien simple, je me suis crue au théâtre : je visualisais les décors, je découvrais au fur et à mesure les personnages et je me suis laissée portée jusqu’au dénouement.

Nous sommes donc au début du 19e siècle, avec un héros de guerre que tout le monde pensait mort, qui a réussi à survivre et qui veut reprendre sa vie là où il l’avait laissée : il veut retrouver sa femme, son argent, sa maison. Méconnaissable suite à toutes les épreuves, il s’adresse à un avoué pour prouver qu’il est bien le colonel Chabert.

C’est étonnant qu’en aussi peu de pages, Balzac parvienne à aborder autant de sujets. Sa façon d’évoquer le parcours de colonel Chabert et son retour à la vie civile m’a fait penser à « Au revoir La-haut » de Pierre Lemaitre. J’ai été admirative de la façon dont l’avoué décrit les rouages de la justice et de ce qu’il met en place pour transiger et avoir gain de cause pour son client. Les scènes entre le Colonel Chabert et sa femme nous emmènent sur le terrain de l’intime.

Bref en une centaine de pages, on se laisse porter par une intrigue prenante et riche dans les thématiques abordées : un petit livre mais un GRAND roman.

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