Le coffret des chats – Chevallier

Voici des récits qui nous rappelle l’histoire de l’humain et du chat, qui depuis toujours se fréquentent, le chat au sujet duquel l’humain écrit tant. Ce coffret comporte deux volumes, deux « cahier rouges des chats ».

Arthur Chevallier, Le coffret des chats, Grasset, 2020, 616 pages.

Quelques récits inédits sont présents mais cette lecture est surtout un plaisir de retrouver des classiques, comme le Chat potté, des morceaux choisis du Roman de Renard, une nouvelle d’Edgar Allan Poe ou l’extrait consacré au Chafoin d’Alice aux Pays des Merveilles. Quelques écrivains témoignent de leur amour ou répulsion pour les chats, comme Zola, Mallarmé et bien d’autres ! On lit de beaucoup de poèmes, dont Les fleurs du mal bien entendu, mais de beaucoup d’autres dont on ne connait point la renommée.

D’hier à aujourd’hui, la dévotion des maîtres pour leur félin reste inchangée. C’est amusant, cet animal tellement dit « du diable » (et en ces pages ce n’est pas oublié) mais qui a toujours été adulé de la même manière. On a tendance à penser que les mœurs évolues, les manières de vivre aussi… Pourtant, je me comporte avec la bête, ma merveille, ma prunelle, comme cet illustre inconnu du XVIIIe siècle, père de famille vivant en campagne.

Les chats, ces intemporels, ces ingrats immortels et vénérés, toujours !

J’ai beaucoup moins aimé le second tome que comporte ce coffret : beaucoup plus porté sur la mort, beaucoup plus de textes qui parlent de la maltraitance/la haine des chats, beaucoup moins de textes fantastiques et donc très réalistes, naturalistes même, qui sont un peu tristes. Je regrette un peu de pas été restée sur ma première impression comme je comptais le faire au début, et donc de ne lire qu’un livre sur les deux !

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