La couleur des cavaliers

Hello cher lecteur, rêveur et curieux.

Aujourd’hui, nous continuons la série « Les livres de mes abonnés ».
Ils ont tellement de talents, je ne t’en parle même pas.

Comme je te l’explique ici, j’ai acheté les livres, de jeunes auteurs, qui suivent le compte Instagram du blog. Je t’invite aussi à nous rejoindre. C’est un bon moyen de découvrir de jolies pépites, mais également de soutenir de nouveaux écrivains, car nous savons tous que se lancer dans cette carrière n’est pas chose facile !

« La couleur des cavaliers » est d’une beauté sans nom, et tu vas comprendre pourquoi…

Plaît-il ?

Jeune écrivain de notre belle région, Jérémy Nicaud nous livre un sublime recueil ! Hé oui mon Jean-Mi ! Passionné des mots et surtout de ce qu’ils transmettent, il a publié son livre en 2020. Comme quoi, « this fucking year », a quand même été source de concrétisation pour certains d’entre nous !

Il nous offre une anthologie de textes, mélangeant poèmes, nouvelles et correspondances. Tu découvres Carmen, plongé dans la solitude la plus intense, à la suite de l’éloignement de sa bien-aimée.

Noyé dans des émotions plus intenses les unes que les autres, le livre est divisé en 4 parties. Ces dernières nous amènent à côtoyer des sentiments inspirés des 4 cavaliers bibliques : la conquête, la guerre, la famille et la mort.

Jérémy nous propose une réflexion originale et bouleversante, nous permettant de voyager à travers de multiples sensations.  Tu vas t’identifier dans cette histoire, vraiment. Il y a une telle justesse dans les mots, les sensations mais aussi la réalité du décor.

Un aperçu du voyage

Elle a de nouveau ces gamins,
Qui ne sont les siens.
Un simple voile professionnel,
Pour oublier sa défectueuse fonction maternelle.

Elle les laisse gambader et crier,
Dans la pièce surplombant mon pigeonnier.
Le diable n’ayant pitié
De l’artiste dessinant le Français.

Elle les libère du sol au plafond,
En riant, ne sortant jamais de ses gonds.
En grande salope à la chevelure carrée,
Elle s’en va mourir dans mes pensées.

Imaginez la belle rombière maquillée,
Qui vous épie de ses yeux écarquillés,
Cherchant sans cesse vos arrière-pensées.
Même cachées, elle sait les dénicher.

Je te le dis grande frigide,
Tu finiras pour moi rigide,
A me donner des rêves de fin.
Du haut de mon lit, sursaute,
Dans la pénombre, du jour où je te saute.

I love it

Une magnifique découverte…. Celle-ci fait sens, du moins pour ma part, à certains moments de ma vie.
Déjà BRAVO, car cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de poésie. (Poésie = la vie). Si tu aimes les mots et surtout jouer avec, tu comprends ce que je veux dire.
Jérémy t’embarque, touche ton cœur et le malmène. Chaque sentiment est décrit avec tellement de pureté, que oui, les larmes sont montés.
L’inspiration émane de beaucoup de sujets, de paysages mais également de notre actualité (oui oui, le covid vu par les animaux est simplement merveilleux). Jérémy a su donner du sens et de la force à son récit, qui je pense n’a pas été simple à écrire et organiser.

J’ai eu cette étrange sensation d’être assis à côté de Carmen, sans être visible. Une sorte de spectateur fantomatique, voyeur qui plus est, observant sa peine, sa haine, son amour et ses tourments.
« Jérémy m’a dit vouloir faire ressentir l’amour et les émotions sous le prisme des cavaliers de l’apocalypse » écrit Amélie BRENOT, auteure de la préface. C’est terriblement réussi, avec beaucoup de force et de poésie.

Et comme, je l’ai déjà dit, j’aime ce genre littéraire….

Mon cher Jérémy,
Instagram, monde immense et virtuel,
Nous a finalement réuni.

Tu m’as touché mon ami,
Avec cet émouvant récit.

Même si cette période reste cruelle,
Elle m’a tout bonnement permis,
D’apprécier cette écriture charnelle,
Avec laquelle Carmen est construit.

Un jour peut être mon ami,
Nous serons ivres dans une sombre ruelle
Après avoir descendu quelques litres de Brouilly.
Et peut-être nous apercevrons celle,
Pour qui tu nous offres cette anthologie.

Merci mon humble ami,
Pour cette plongée irréelle et cruelle,
Dans un monde de folie…

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