Interview

Hello petits livrivores, aujourd’hui un article un peu atypique, car il ne s’agit pas d’une chronique mais d’une interview que j’ai eu l’occasion de faire à un auteur que j’apprécie beaucoup, tant par sa sympathie, que par son univers littéraire.

Il s’agit de Jean-Marc Dopffer, vous trouverez son site internet ICI .

J’ai découvert cet écrivain, qui a eu la gentillesse de me faire confiance pour chroniquer des nouvelles dans le genre fantasy, sur une plateforme de mise en relation auteur/chroniqueur. Je vous laisse lire cette inteview et vous pourrez découvrir les chroniques également sur ce blog.

Q : Alors, dans un 1er temps, on va commencer par mieux vous connaître. Depuis combien de temps êtes-vous auteur ?

R : Autant loin que je me souvienne, j’ai toujours cherché à écrire. je suis passé par pas mal de projets avortés, dont des débuts de roman et des bandes dessinées. Mais c’est en 2004 que mon envie d’écrire s’est réellement concrétisée, avec l’envie de retranscrire le parcours de mon grand-père dans le sud de la France durant l’année 1944. Depuis voilà maintenant 16 ans, j’écris quasi quotidiennement.

Q : Donc ton 1er roman « 1944 carnet de vie », si mes recherches sont bonnes, est une histoire vraie en hommage à ton grand père ?Et tes autres romans ? De quels genres sont ils ? Peux tu les présenter succinctement ? (On viendra après au cycle de Barcil qui est un concept atypique qui m’intrigue beaucoup).

R : Tu vas le voir, j’ai tendance à être un auteur plutôt éclectique. Cela est dû au fait que j’aborde sans restriction des sujets qui me passionnent et qui ont de l’importance à mes yeux. Car j’essaie de glisser derrière chacun de mes projets un petit message à l’attention du lecteur.

Mon premier roman 1944 Carnet de Vie (Editions du Lau) est une histoire vraie. Il retrace le parcours de mon grand-père dans le sud de la France durant l’année 1944. Il a connu durant cette année les chantiers de jeunesse, le maquis, le débarquement de Provence et la libération. La genèse de ce livre remonte à très loin. Depuis que je suis tout petit, lors de chaque promenade en ville, il me racontait des anecdotes sur la seconde guerre mondiale. Une aventure tous les 200 mètres. Quand j’ai eu 20 ans, j’ai compris que cela allait se perdre un jour, alors nous nous sommes mis autour d’une table et j’ai pris des notes. Ces notes m’ont servi de socle pour créer le livre, écrit sous le signe de la sincérité : tous les faits son vrais et recoupés dans les livres d’histoire.

Mon second projet est un roman d’action, Embarqués ! (Éditions du Lau), avec en toile de fond les coulisses du métier de photo-reporter de guerre. Bien que ce roman soit une fiction, il est très documenté et travaillé pour coller au plus près de la réalité. Mon sujet de fond étant le traitement de l’information au sens large, je me suis attaché à ne pas traiter d’un sujet en particulier, c’est pourquoi j’ai établi cette fiction, qui reste avant tout une histoire d’action. J’ai la fierté d’avoir été préfacé pour ce projet par le photo-reporter Patrick Chauvel, un spécialiste ayant 50 ans d’expérience en reportage de guerre.

Changement de cap avec mon troisième roman, Nouvelle Ligne, où je retrace ma transformation en papa. Il s’agit d’un roman feelgood, qui aborde cette mutation de façon légère et décomplexée. J’ai ressenti le besoin de faire ce roman car beaucoup de livres ont été faits sur la vision de la maman, mais très peu sur celle du père, avec ses milles et unes questions, parfois scientifiques, parfois poétiques… mais surtout idiotes.

Q : Alors, tu as parlé de tes 3 autres romans, maintenant venons en au cycle de Barcil. Comment est né ce projet ? Depuis combien de temps es-tu dessus ? 

R : Le Cycle de Barcil a germé dans mon esprit il y a très longtemps, en 1998.
Je participais alors à un concours de Bande Dessinée, où le projet fantasy devait compter 16 planches, pas une de plus. L’idée primale était de présenter une histoire courte à la Roméo et Juliette, dans un monde fantasy. Mais lorsque m’est venu le concept un peu plus approfondi de mon univers, j’ai bien senti que 16 pages seraient bien trop succinctes pour développer ce que j’avais à dire.
J’ai alors remisé le projet, le temps de faire mûrir mon histoire et de travailler sur mes autres romans. Ce laps de temps m’a permis de reprendre à plusieurs reprises le Cycle de Barcil, ce qui fait qu’il a progressivement évolué, s’est étoffé, est passé d’une courte BD de 16 pages à un projet de plusieurs volumes de 48 planches. Mais ça ne me convenait toujours pas : l’univers gonflait un peu plus à chacun de mes remaniements. Surtout à cause du fait que je me devais d’expliquer d’où viennent les Dieux et la Mère, ce qu’est une Bainge, pourquoi tout ce petit monde se querellait, s’alliait… vivait, tout simplement.
A partir de 2015, je me suis senti prêt.
J’ai commencé à travailler assidûment sur le Cycle de Barcil en écrivant le roman. Et, en parallèle, je développe un esprit pointilliste de mon projet en présentant sous forme de nouvelles indépendantes les dix personnages principaux du roman : j’aime l’idée que le lecteur découvre l’univers de Barcil par petites touches hétéroclites. La trame ainsi tissée fait entrer plus en profondeur le lecteur dans mon univers, crée une connexion intime avec la façon de penser de chacun d’eux.

Orglin la primitive, nouvelle n°1

Q : 12 ans de réflexion, ceci explique l’univers complet et complexe que tu nous fais découvrir à travers ces nouvelles ! Du coup, ça veut dire que le roman final est déjà écrit ? En cours d’écriture ? Ou encore dans ta tête ? Les couvertures sont ton œuvre, puisque tu parles de bd ?Le roman final aura-t-il quelques dessins de tes personnages ?

R : En effet, 12 ans ça laisse le temps de la réflexion. 😀

Le roman est écrit à 90%. Je me suis arrêté un peu avant la fin car je me concentre en ce moment à rabouter tous les indices disséminés dans les différentes nouvelles, pour être en cohérence sur toutes les phases du récit. Dans tous les cas, le travail sur le roman est encore loin d’être achevé, car ma méthode de travail comporte systématiquement trois étapes de création : l’écriture, où je me focalise sur les émotions et l’objectif global que doit atteindre l’histoire ; la réécriture, où je travaille sur l’articulation de mon texte et pour finir la correction, où la chasse aux fautes est ouverte et où je reformule certains passages pour atteindre une fluidité et un impact plus importants.

Les illustrations des couvertures sont de la main de Xavier Drago, un artiste de talent qui sait parfaitement capter les atmosphères de mes textes et les illustrer. Nous sommes en effet à la réflexion pour proposer dans les livres des illustrations au noir.

Etolien le manchot, nouvelle n°2

Q : Ah ce serait vraiment une bonne idées quelques illustrations !  Le roman paraîtra donc une fois toutes les nouvelles disponibles ? Sont elles toutes écrites ? Les 5 dernières paraîtront-elles bientôt ? 

R : J’espère aussi pouvoir bientôt en insérer dans les textes.

Oui, le roman ne paraîtra qu’une fois toutes les nouvelles parues.
Cela me paraît important de respecter cet ordre de parution d’une part pour me permettre d’y insérer tous les détails éparpillés dans les différentes nouvelles, et aussi pour que le lecteur puisse entrer dans le roman avec toutes les cartes pour apprécier la profondeur de chaque personnage.

En terme d’écriture, tout est en pleine progression.
C’est-à-dire que la sixième aventure est en cours de finition de correction (je peux déjà te révéler qu’elle s’intitulera « Ugo le Sage »). Nous commencerons la recherche d’illustration de couverture, toujours avec Xavier Drago, en début d’année je pense. La parution aura lieu autour de mai.
En parallèle, je suis en cours de réécriture de la septième aventure, qui va vraisemblablement se titrer « Yuko l’Indomptable ».
Les huitième et neuvième nouvelles sont déjà écrites, il me reste encore les longues étapes de réécriture et de correction à faire.
Quant à au dixième et dernier récit, il me faut encore l’écrire. Mais je sais déjà où je veux aller dans cette histoire et quel trait du caractère humain je vais traiter.

Concernant le rythme des parutions, j’essaie de conserver des périodes à peu près homogènes entre chaque sortie. Cela varie entre une et deux sorties annuelles. Je suis conscient que le lecteur aimerait des dates plus rapprochées, mais je tiens à éviter de sortir trop de textes rapprochés, pour ensuite le contraindre à une attente trop longue avant que le récit suivant ne soit prêt.

Gienah la mercenaire, nouvelle n°3

Q : Ah oui donc il va nous falloir encore patienter quelques années avant le roman. C’est presque de la torture 
</p>
<div class=Articulos Relaccionados

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.