Ecologie & folie technologique – anthologie

De quoi ça parle ?

Le steampunk invite à revisiter le passé, à renouer avec les racines de notre société. Dans cette anthologie, on vous emmène au commencement de l’industrialisation, au moment où tout était encore possible pour la planète et pour l’Homme. Et si les choses s’étaient passées autrement ? Pour le meilleur ou pour le pire, ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter le temps !

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Et c’est bien ?

Un excellent petit recueil de quatre nouvelles appartenant au genre steampunk, chacune avec un style et un univers différent. Je ne suis pas une très grande aficionada du genre, néanmoins le thème de cette anthologie ne pouvait que me parler. Petit tour d’horizon :

Premier texte, D’amour et d’acier, de Francis Jr Brenet. Une histoire d’enquête et de secrets, dans laquelle l’humanité, installée confortablement sur des îles flottantes, déverse copieusement les rebuts de sa consommation galopante sur le sol de notre bonne vieille planète. Qu’à cela ne tienne, celle-ci s’adapte. Cette nouvelle allie un vocabulaire imaginé et imagé à certains codes horrifiques que l’on peut parfois trouver dans le steampunk. Ce n’est pas ma préférée du recueil, et si la chute est sympa… elle est un peu trop classiquement steampunk à mon goût, dans les fils utilisés comme dans l’esthétique évoquée. L’aventure reste toutefois très plaisante à lire.

Beautés, d’Audrey Pleynet prend la suite. Une jeune femme découvre un étrange salon de beauté et devient vite dépendante des multiples possibilités esthétiques offertes par celui-ci. L’écriture est enlevée, légère, parfois drôle, et aborde le thème de l’apparence et du regard des autres. L’imagination de l’autrice est subtile et j’ai bien aimé que le thème prégnant de cette nouvelle, sans en faire trop, soit un élément esthétique particulièrement marquant du steampunk : les fringues !

Troisième nouvelle avec un auteur dont un des livres traîne dans ma pile de lecture : Emmanuel Chastellière, avec ici un texte intitulé L’homme sans rivage. Un titre qui ne m’inspirait pas particulièrement, une première partie de texte dont je m’interroge encore un peu sur l’utilité de la violence décrite. Néanmoins, l’imaginaire développé derrière avec la base lunaire de Célestopol et l’atmosphère qui s’en dégage m’ont totalement séduite. J’ai vite compris que la nouvelle était liée à un recueil que j’ai souvent vu passé (intitulé Célestopol, hé, il en faut de l’esprit de déduction hein ? :p), et qu’il faut sans conteste que je me procure de toute urgence. La fin de la nouvelle n’est pas des plus marquantes mais j’ai bien aimé l’esprit un rien mélancolique que s’en dégageait.

Enfin, Fengshui et vapeurs de jade, de Romain d’Huissier, vient conclure ce recueil et nous propose une atmosphère bien différente du steampunk aux accents victoriens que l’on connaît bien, puisqu’il prend place, vous vous en douterez d’après le titre, dans un univers asiatique et plus précisément en Chine, où l’on suivra l’enquête de Ming Zhi et de sa garde du corps, Li Zhao, dans un village dont la spécialité est le jade rouge, utilisé pour les machines à vapeur, et dont un chantier a été mystérieusement interrompu. Mythologie chinoise et complot, en sus d’un duo de personnages éminemment sympathique, le mélange est réussi, et si d’aventure les deux comparses devaient réapparaître dans d’autres aventures, je les lirai avec grand plaisir !

Pour conclure, un excellent petit recueil, qui ne paie pas de mine, mais qui propose une variété de styles et d’imaginaires que j’ai particulièrement appréciée. On voyage et on ne s’ennuie pas.

A lire si vous cherchez :
– à découvrir le genre steampunk
– de bons récits d’aventure
– à découvrir de nouveaux auteurs


























Note : 5 sur 5.

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