Cuentos de Eva Luna – Allende

Une lecture en VO en l’honneur du défi « en Amérique latine avec Ingannmic et Goran ! »
D’abord, je voulais vous dire que je suis ravie de participer à un tel challenge ! En effet, si le temps me l’avait permis, après le Challenge des Littératures slaves, je me serais sans doute lancée dans la littérature hispanophone (donc, ce n’était pas réellement l’Amérique du Sud mais il y a un écho.)
C’est pourquoi je suis ravie de faire remonter des limbes de ma PAL, une de mes autrices préférées et dont j’ai parlé il y a quelques jours. ( Je l’adore depuis La maison aux esprits, un des livres qui m’a le plus charmé et emporté !)

Isabel Allende, Cuentos de Eva Luna, « lire en espagnol », Livre de Poche, 2003, 159 pages.

Ce livre est dans ma PAL depuis des années ! Mais j’ai essayé de l’extraire un bon nombre de fois : j’abandonnais vite, n’ayant plus l’occasion de pratiquer mon espagnol depuis quelques années, j’étais démunies face à ce texte. Pourtant, il m’a suffit d’une après-midi pour me lancer !
La première demi-heure passée, ça roule tout seul !

C’est une édition, que je recommande, car, en réalité : il y a bien le texte en espagnol sur une page et un peu de vocabulaire correspondant en face (si jamais vous avez la chance que le mot que vous ne comprenez pas s’y trouve !) Mais la définition est là aussi donnée en espagnol, ce qui pousse le lecteur à continuer sa pratique de la langue.

Mon coup de cœur va à la nouvelle « El pequeño Heidelberg » car l’ambiance est sublime. Oui, oui, même en langue étrangère on saisit l’ambiance précieuse. La salle de danse à l’ancienne, la vague odeur d’alcool, les fragrance enivrantes de l’été, on entend la musique, les pas qui valsent et les craquements du parquet. L’écriture est capiteuse et dansante, un beau conte, un peu tragique… Un peu spectral.

Je ne sais si c’est l’habituation au fil de la lecture (sans doute) mais j’ai plongé très facilement dans « Tosca », l’avant dernière nouvelle. C’est à nouveau dansant et rythmé, on y parle musique et chant, trahison et amour. Assez universel pour être facilement compris.

Le dernier texte est le plus triste, et le plus court je pense, sur la brièveté de la vie. Une note pas gaie qui termine ce recueil mais qui pourtant le termine bien.

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