Shenyang, Liaoning: L’arrivée

Après quelques difficultés à trouver un accès internet adéquat, l’équipe i(MC)2 est de retour sur la toile. Le blog sera mis à jour sur une base plus régulière à partir de maintenant. Vous n’aurez plus à retenir votre souffle trop longtemps pour lire la suite de nos aventures, chers lecteurs!

Notre voyage en train de Beijing à Shenyang s’est fait à travers un paysage très changeant. À l’image de la Chine dans son ensemble, le terrain qui a défilé sous nos yeux était fort en contrastes. Les champs et rizières où s’échinent comme il y a cent ans les paysans et leurs mulets succèdent en effet aux multiples projets de construction de tours et de viaducs modernes. Ici plus que jamais, nous constatons que la Chine est une terre en transformation, à cheval entre les temps anciens et nouveaux. Ce voyage fut l’occasion d’une belle rencontre. Nous nous sommes liés d’amitié avec Katrina, une jeune chinoise étudiant le piano à l’Université de Shenyang.

Notre arrivée dans la ville de Shenyang a été pour tous un choc. Autant Beijing peut être accueillante et relativement compréhensible pour un étranger ne parlant pas mandarin, autant Shenyang peut sembler de prime abord inhospitalière. Contrairement à la capitale nationale, la capitale du Liaoning n’est pas une destination touristique. Par conséquent, les Chinois comprenant l’anglais sont une véritable rareté dans cette ville de 7 millions d’habitants. Les inscriptions en alphabet latin le sont tout autant. Ajoutons à cela la frénésie d’une gare de train chinoise, la grisaille du smog et le tintamarre assourdissant de la circulation, et nous obtenons un tout absolument déstabilisant! Katrina nous a été d’un grand secours, allant au front pour nous et négociant dur avec les chauffeurs de taxi pour nous éviter de nous faire escroquer. Il faut préciser qu’ici, le simple fait de trouver un taxi acceptant de nous mener à bon port peut constituer un défi digne de mention! La Chine est une machine aux rouages complexes pour un étranger, surtout lorsqu’on sort des circuits touristiques.

Shenyang est une ville manifestement plus pauvre que Beijing. La magnificence du passé impérial s’y fait moins sentir. On y retrouve plutôt un bon portrait de la Chine ouvrière et industrielle. Le tours grises s’entassent le long de rues jonchées de déchets et le ciel y est rarement bleu. Il faut avouer que nous n’étions pas très enchantés à l’idée de passer trois semaines dans cette ville.

Heureusement, nous avons commencé à apprivoiser cette ville après quelques jours d’adaptation. Nous ne sommes de toute manière pas arrivés dans le nord chinois en tant que touristes, mais bien en tant qu’étudiants venus pour apprendre, travailler, mais surtout s’ouvrir l’esprit!

François

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