Mumu la Grenouille : Plaisir d’écrire n° 23 – Diamants et Cie

Mumu la Grenouille – plaisir d’écrire n° 23

Avec les mots : pull – main – question – matin – cacher – refuser – expliquer – protéger

Diamants et Cie

Catherine déambulait dans les longs couloirs de la grande demeure. C’était le matin.
Le soleil timidement offrait ses rayons à la rosée déposée sur l’herbe du jardin. Elle ouvrit dans le couloir les deux battants d’une fenêtre et gonfla ses poumons. Elle avait besoin d’air après la succession des derniers évènements.

Elle mit son Beretta 9mm en lieu sûr. Elle savait qu’ils la retrouveraient. En ce moment elle essayait de gagner du temps, savait que tout ceci n’était qu’un sursis.
C’est la raison pour laquelle elle avait choisi de se cacher ici. C’était une maison qu’elle avait héritée de ses parents et où elle ne mettait que rarement les pieds. Elle lui servait pour l’instant d’excellente couverture dans l’affaire qui l’occupait.
Elle se rendit dans la cuisine pour se faire un café, s’assit sur un tabouret tout déglingué et se mit à réfléchir à la situation.

Rien ne s’était passé comme prévu,  Colette, Monbanc, Marie-Jo, Gisèle, Mireille et les autres avaient accompli le travail suivant le plan expliqué au départ. Chacun à sa place, à la seconde près, et montre en mains, tout avait été chronométré.
Catherine se repassait le film sans arrêt cherchant la faille.

Elle dressa l’oreille. Des pas crissaient sur le gravier. De par le sautillement régulier et cadencé du mouvement elle su que Mumu venait lui poser des questions.
La porte claqua sèchement.

–         Alors peux-tu m’expliquer et ceci clairement ce qui s’est passé ? claironna Mumu en marchant de long en large.

Catherine respira un bon coup, remit en place le col roulé de son pull autour du cou :

–         Tout a bien fonctionné pourtant dès le départ. Monbanc  au volant du 4×4 accompagné de Fr@ne a foncé vers la porte d’entrée, l’a percuté. Les vitres ont volé en éclats. Claudie faisait le guet, je me souviens bien, et c’est elle qui a donné le feu vert comme convenu. Ensuite…..ensuite….. Oh ! Mince ! C’est à ce moment…..Arrête de piétiner en rond Mumu, tu m’embrouilles dans mes explications…..Tu veux un café ? ajouta Catherine.

–         Allez oui, le marc nous révèlera peut-être la vérité, au fond de la tasse répondit-elle ironiquement.

C’était Mumu qui avait été à l’origine de ce projet. Sa cousine Kling tenait une bijouterie au centre de Die, au pied du Massif du Vercors.  Cette dernière pour la journée avait dû se faire remplacer par Mandrine son adjointe dans l’affaire.  Cette femme compétente dans les affaires et sur qui elle pouvait compter ne refusait jamais d’apporter son aide toute bénévole.

C’est en rangeant précieusement la collection de diamants, solitaires, bagues, colliers et bracelets, présentoirs temporairement non protégés, que ce formidable bruit avait envahi la pièce.
La vitrine volant en mille morceaux autour d’elle. Les braqueurs s’emparant de la totalité du contenu du présentoir.

Mandrine tremblant de tous ses membres était parvenue à se réfugier à l’arrière d’un autre comptoir.
Aussi brutalement, la police fit irruption, armes aux poings et neutralisa les malfrats cagoulés.

Après ce récapitulatif, Mumu reprit sous souffle, quelqu’un dans le groupe les avait trahis. Mais qui donc ?
Elle se souvint soudain des questions de Filamots, de son intérêt pour le parcours et d’autres détails si infimes qui lui revenaient en tête.

Catherine soupira. La prochaine mission, elle la refuserait.
Elle regarda Mumu et s’éloigna déterminée. Il fallait en finir au plus tôt. Elle fixa son bracelet-montre et se dit qu’ils débarqueraient bientôt.

Au moment où elle se retournait le revolver pointé vers Mumu, plusieurs véhicules, sirènes allumées s’arrêtèrent net devant l’entrée de la maison.

–         C’est terminé Mumu persifla t-elle, l’œil mauvais. N’oppose aucune résistance, je n’hésiterai pas à tirer au moindre geste.

–         Comment ? ……. Comment ? …….

–         Tu as tout avoué, j’ai l’enregistrement et Filamots a récupéré les bijoux. Elle travaille pour la police dont je fais partie. Elle a mis du temps à gagner votre confiance. Tout se termine ici ma belle. Votre gang de bijoux est démantelé. Anvers et le soutien de la police Belge nous a été d’un grand secours.

Elle passa les menottes aux poignets de Mumu et sortirent ensemble vers les voitures alignées.

–         Où est Filamots demanda Catherine, elle aurait dû être avec vous.

–         Elle nous a dit qu’elle avait encore une dernière chose à accomplir Inspecteur.

+++

Filamots ferma la portière du coffre de la Peugeot 407. Ses bagages entassés entre d’autres plus épais se retrouvaient bien calés. Elle s’assit derrière le volant.

–         Allons-y Agent 007, le temps presse. Notre avion nous attend pour les Iles Caïmans, « les diamants ne sont pas éternels ».

© – freesia 04 octobre 2011.

(Ce récit est de la simple fiction, toute ressemblance avec des personnes existante est purement fortuite….(formule consacrée.)

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