Le Marche Sang, chapitre 8

Le guerrier tentait de comprendre l’art du chaman. Terco lui avait proposé de faire de ce lieu un refuge unique, que seul Marl pourrait à l’avenir trouver. Le guerrier avait accepté, ce qui lui laissait du temps pour réfléchir à la proposition de Miortir. Le chaman traçait ici et là des runes avec ce qu’il expliqua être son propre sang contenu dans des fioles. Quand Marl apprit qu’il allait utiliser presque un an de réserve il fut impressionné par l’altruisme de Terco. Ou bien son intéressement dans l’affaire ? Il en était là de ses réflexions quand le rouquin lui demanda de présenter son bras nu. Marl s’exécuta.

-Je vais vous prendre un peu de sang. Pour la rune principale. Elle rendra cette île invisible à tous les autres. Vous pourrez la voir. Les autres ne verront que le marais. Par contre, toute personne qui franchira le cercle des runes pourra voir ce qui est caché derrière. Kimrah ne pourra pas revenir. Elle ne se souviendra pas du chemin, je m’en suis assuré.

Terco entailla le bras et récolta quelques gouttes de sang. Il traça un signe sur la porte. Il revint vers Marl et sans prévenir dessina une marque sur la peau du guerrier qui retira son bras, surpris.

-Voilà. Et ne vous en faites pas, les runes ne peuvent pas s’effacer. Maintenant… Allez-vous me suivre oui ou non ?

-J’ai réfléchi. Je suis Pair Protecteur de Kimrah. Elle a raison. Je ne peux pas porter les armes contre elle. Mais je peux essayer de la libérer du joug d’Hortos. Je suis des vôtres, mais comme simple soldat. Je ne veux pas qu’on m’obéisse, je veux qu’on me lance sur l’ennemi. Je tracerai une route sanglante vers Hortos et alors vous pourrez le vaincre.

Terco se retint de reculer face au regard fou de Marl. Cet homme respirait la mort. Le chaman prit son sac et demanda à Marl de faire de même. Il sortit une sphère opaque de sa besace. Il allait expliquer ce que c’était mais le guerrier lui coupa la parole :

-Orbe de téléportation. Je connais… J’ai jadis tué un dragon pour en avoir une… Enfin, il n’était pas tout à fait mort le bougre, mais je l’ai bien amoché tout de même.

Il posa sa main sur l’orbe. Une douce lumière se mit à palpiter. Ils disparurent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration finale de C.L, merci à lui !

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