L’adieu

à swani@gmeil.be

Te voilà partie ! Je ne sais si je dois en rire ou en pleurer, j’ai tellement espéré ce moment qu’y être confrontée me laisse comme dans un rêve. Je n’ai évidemment pas dormi, rentré et trouver la maison vide à été un tel choc émotionnel que je me suis laissée aller à verser des larmes. Pourquoi ai-je pleuré ? J’avais enfin ce à quoi j’aspirai. Étais-je prise par le remords et la peur de me retrouver seule ?

J’en doute ! Je t’ai aimée, je t’aime mais vivre au quotidien avec toi a été la pire expérience de ma vie. Cette hargne qui nous animait, ces rapports de force incontrôlables, ces paroles envenimées, tout cela dépassait l’entendement. Il s’en fallait de peu pour que nos mains remplacent nos mots et heureusement nous étions l’une et l’autre un tant soit peu civilisées pour éviter des situations désastreuses.

Heureusement nous n’avons pas adopté d’enfant ensemble ; dans notre folie destructrice, nous l’aurions oublié, perdu ou il serait dans un tel état psychologique que c’eut été une folie. De toi et de nos relations intimes, j’en resterai marquée à vie, nos rapports de force dans ces moments étaient d’un tel emportement que mon corps en conservera l’empreinte à vie. J’ai essayé de revivre ces moments avec d’autres, en vain !

Je me suis posé plusieurs fois la question au cours de ces cinq années de savoir si nous ne nous étions pas trompées de relation. Ce que nous avons pris pour de l’amour n’était-ce pas autre chose qu’une urgence sexuelle, un besoin de nous fondre l’une dans l’autre pour que nos corps s’épanouissent ?

Coelo le chat est sur mes genoux et se laisse caresser sans être hérissé, a-t-il compris  qu’une page était tournée et qu’enfin le calme serait notre quotidien ?

Je viens de découvrir ton message, glissé sous l’olibos d’ivoire : « Rejoins-moi à l’hôtel du Nord samedi prochain à 14 heures, chambre 217 »

J’y serai bien entendu.

Esmeralda.

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