Des voitures Japonaise radioactive en Russie

Benoit Charette

Depuis quelques jours, les douanes russes du port de Vladivostok ont repéré et saisi une cinquantaine de voitures en provenance du Japon dont le taux de radioactivité était largement supérieur à la normale.

Vladivostok

Tous les jours, les cargos débarquent de nombreuses voitures d’occasions en provenance du Japon qui se trouve à seulement 1000 kilomètres. Les contrôles effectués sur 49 véhicules débarqués, il y a 10 jours ont montré des doses de césium-137 et d’uranium-238, de 2 à 6 fois supérieures à la limite autorisée. Selon les décisions des autorités sanitaires, les véhicules seront livrés à leur propriétaire ou bien renvoyés au Japon.

Le problème se pose essentiellement pour les véhicules d’occasion car chaque constructeur japonais contrôle désormais le niveau de radioactivité de ses autos. C’est le cas de Nissan qui a instauré un triple contrôle de la radioactivité sur ses pièces automobiles et ses autos, à la sortie de chaîne, à l’embarquement et au débarquement. Une attention particulière est portée aux éléments en contact avec les occupants (moteurs, sièges, coffre, carrosserie et pneus), ces vérifications supplémentaires ne provoquent qu’une augmentation négligeable de 5 mn du temps de d’assemblage total. En plus de ne pas faire l’objet de vérifications spécifiques, les voitures d’occasions souvent stationnées à l’extérieur ont nettement plus de risques de retenir les dépôts de poussière radioactive que les autos neuves qui embarquent rapidement.

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