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Nous sommes désormais accros aux plongées de nuit. Il faut en avoir fait une pour comprendre mais c’est une ambiance irréelle, calme et agitée à la fois qui est irrésistible.

Mercredi soir, depuis le rivage, nous nous élancions tous les trois à l’eau la brunante arrivée. Il s’agissait de prendre par vitesse les escadrons de moustiques voraces et impitoyables.

Nous formons un trio efficace: notre gestuelle sous-marine s’étant perfectionnée les derniers jours, nous disposons de toute une batterie de signes personnalisés pour communiquer sous l’eau. Un photographe et deux leveurs de gibier aux aguets pour toute créature intéressante. Baptiste, guidant notre plongée, nous a mené droit à l’hippocampe. Imaginez trouver cette petite créature dont le camouflage imite la plante sur laquelle il se trouve. Déjà difficile à voir le jour, lorsqu’il est sous notre nez, imaginez l’exploit de le dénicher la nuit venue, armés de nos seules lampes.

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Cependant, nous avions nos dernières plongées aujourd’hui. En effet, il nous faut observer un moratoire de 24 hrs avant de pouvoir prendre l’avion, afin de purger nos corps de tout azote résiduel qui s’y trouverait encore…

Plongées fabuleuses toutefois: hier matin la première plongée était un véritable jardin sous-marin. Le courant étant fort, nous survolons le jardin sans pouvoir nous arrêter. Les tortues sont au rendez-vous, ainsi que les très gros Midnight parrot fish, et les langoustes se serrent sur les corniches: une seule en abritait pas moins de six, petites et grandes.

Et comme vous savez déjà, grâce à la plume de notre compatriote, la plongée s’est terminée de manière épique!!! Attendez de voir ça !!!

Notre deuxième plongée, toute tranquille, nous mène sur un récif que nous avions déjà visité par deux fois, mais qui nous émerveille encore dès le début: un imense black grouper nous accueille posé sur le sable.

Et enfin, la plongée de nuit, une véritable bousculade de pieuvres, de crabes, de raies, de bernard l’hermites. Mais âmes sensibles s’abstenir: en éclairant une malencontreuse pieuvre qui se trouvait sur notre passage, elle devenait une proie facile pour la murène qui s’y trouvait également… C’est spectaculaire, car pour engloutir sa proie, la murène doit s’entortiller sur elle même. Un noeud mouvant…

Mais le meilleur est pour la fin: pour quelques dizaines de secondes, nous éteignons nos puissantes lumières et nous observons les particules bioluminescentes qui nous entourent. Nous sommes dans un ciel criblé d’étoiles qui dansent.

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